Bassar, 8 oct. (ATOP)- Le plan quinquennal 2023-2027de conservation et de gestion des sites de la métallurgie ancienne du fer de Bassar a été validé au cours d’un atelier le vendredi 7 octobre à Bassar.
Organisé par le ministère de la Culture et du Tourisme, l’atelier se situe dans le cadre du projet Fonds de solidarité pour les projets innovants (FSPI) intitulé « Préservation du patrimoine culturel à travers le tourisme en pays Bassar », cofinancé par le Togo et l’Ambassade de France au Togo.
L’atelier vise à valider ce plan de conservation de sept sites de la métallurgie ancienne de Bassar proposés pour inscription en série et en extension aux sites de la métallurgie ancienne du fer du Burkina-Faso. Il s’agit notamment des sites de M’Panpou 1 et 2, Dékpanwaré dans la commune de Bassar 1 ; Bitchabé et Tchogma dans la commune de Bassar 2 ; N’nababoun et Tatré dans la commune de Bassar 3. Le tout couvrant une superficie de 114 hectares.
Le plan de conservation et de gestion est un document qui permet de décrire et mieux faire connaître le site patrimonial, faire émerger des significations de la valeur universelle exceptionnelle (VUE), pour donner des orientations. C’est donc un document de programmation, car il sert à réconcilier la préservation des valeurs patrimoniales usages contemporains du site, principe de base de sa conservation.
La rencontre a regroupé des cadres du ministère de la culture et du tourisme, les experts ayant contribué à la rédaction dudit plan, les autorités locales ainsi que les représentants des communautés des sites retenus.
Au cours de ces assises, les participants ont apporté des amendements avant de le valider. C’est un document de 104 pages avec deux grandes parties. La première partie, diagnostic du bien est répartie en quatre grand titre à savoir présentation du bien ; description du bien ; justification ; état de conservation, menace et mesure engagées/programmées, facteurs affectant le bien. La deuxième, la gestion du bien est subdivisée en six grands titres, notamment le mécanisme de protection ; fondement et vision du système de gestion ; objectifs stratégiques et plan d’action ; dispositifs de mise en œuvre et de suivi-évaluation ; plans de financement et d’actions puis plan de gestion des risques.
Le directeur de cabinet du ministère de la culture et du tourisme, Dr Kpayé Koffi a indiqué que le patrimoine culturel est constitué des bien hérités des parents et méritent une attention particulière, il reflète l’histoire et l’identité partagée ainsi que les valeurs très diverses qui y sont attachées. « Nous avons donc l’obligation de le protéger, le promouvoir afin de le transmettre aux générations futures. En tant que tel, il constitue un facteur majeur pour la cohésion nationale et la cohésion sociale » a-t-il souligné.
Dr Kpayé a relevé que le patrimoine matérialise la valeur symbolique des identités culturelles et participe au dialogue ininterrompu depuis la nuit des temps entre les civilisations et les cultures contribuant ainsi à l’instauration et au maintien de la paix entre les peuples et les communautés. Il a témoigné sa gratitude à l’ambassade de France au Togo pour son appui au gouvernement dans la mise en œuvre de ce projet.
Le préfet de Bassar, Col. Bonfo Faré Jean a salué cette initiative du gouvernement sous l’impulsion du chef de l’Etat qui vient à point nommé sauver les sites métallurgiques de Bassar datant de 2 400 ans avant Jésus-Christ et qui sont aujourd’hui menacés de disparition faute de protection. Il a appelé la population de la préfecture à une participation active dans la mise en œuvre du projet en vue de l’atteinte des objectifs visés.
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