
Tindjassi, 25 mars (ATOP) – Le club « Rikali-Dissi » du canton de Saïboudè a remporté la phase communale du Festival culturel national interclubs pour la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble, le lundi 23 mars à Tindjassi, chef-lieu de la commune Mô 2.
Ce festival s’inscrit dans la phase 2 du projet « Renforcement de l’inclusion et de la résilience des jeunes et des femmes pour lutter contre l’extrémisme violent et le terrorisme, tout en promouvant l’harmonie sociale et la cohésion durable ». Portée par l’ONG Youth Awake, cette initiative est financée par le Ministère fédéral allemand des affaires étrangères à travers l’Ifa/Zivik.
La phase communale a rassemblé trois clubs féminins à savoir « Akanda Mosem » et « Sonko » du canton de Tindjassi et « Rikali-Dissi » de Saïboudè. Ils ont exécuté, chacun, durant 20 minutes, des prestations culturelles (chants, danses et sketches) réalisées principalement en langues locales. Le public a adhéré aux messages véhiculés sur les thématiques du projet à travers des ovations nourries.
Les concurrents ont été départagés par un jury de cinq membres, présidé par le représentant de la mairie, Tissinti Koffi. Les concurrents ont été évalués, entre autres, sur la clarté du message, la pertinence par rapport au contexte local et la qualité de la prestation. « Rikali-Dissi » a devancé les autres en totalisant 72,90 points s’adjugeant ainsi le trophée. Tous les clubs sont repartis avec des enveloppes.
Ce festival vise à mobiliser les communautés locales autour d’activités culturelles porteuses de messages positifs. Il entend contribuer au renforcement de l’harmonie sociale et à la prévention des discours ou comportements susceptibles d’alimenter les divisions.
Le directeur exécutif de Youth Awake, Kolani Tobigue a relevé que le choix des communes frontalières du Togo dont celle de Mô 2 pour ce projet est stratégique. Pour lui, si les communautés sont bien sensibilisées et formées, elles pourront empêcher le mal de franchir les frontières nationales. Il a ajouté que ces communautés vont, dorénavant, relayer les informations autour d’elles sur les indicateurs de l’extrémisme violent, les manifestes de la criminalité transnationales afin de se protéger et protéger les autres.

La consultante en genre de Youth Awake, Mme Koufam Adjowa a félicité tous les clubs pour leurs prestations. Elle a souligné qu’ils sont allés au-delà des attentes avec des productions créatives et originales sur des thématiques aussi variées comme la paix et l’égalité de chance. Pour elle, ces démonstrations réussies montrent que les leaders des femmes qu’elle a formés ont bien restitué les acquis à leurs paires. L’experte a invité les populations à la vigilance en dénonçant toute personne suspecte et les jeunes à éviter les gains faciles.
L’adjoint au maire de Mô 2, Kalaya Badibalaki a réaffirmé l’engagement de sa commune à être une digue contre l’extrémisme violent et le terrorisme.
La présidente de « Rikali-Dissi », Mme Sodou Ama a exprimé la joie de son club de ravir le trophée. Elle a, toutefois, reconnu que leurs adversaires n’ont pas démérité et qu’au final c’est la commune qui a gagné. Elle a promis la poursuite de la sensibilisation afin que sa commune demeure un bouclier contre les fléaux susmentionnés.
Créée en 2018, l’ONG Youth Awake œuvre contre l’extrémisme violent, le terrorisme, la criminalité transfrontalière et pour le développement communautaire.
ATOP/MEK/MG/KYA






