
Lomé, 16 sept. (ATOP) – Le peuple togolais a rendu un dernier hommage au préfet du Golfe, commissaire divisionnaire de la Police nationale, Atabuh Dzinyefa Kossi Richard, à travers une cérémonie pleine d’émotions organisée le vendredi 15 septembre sur l’esplanade de la préfecture du Golfe. Ce dernier est décédé, le 4 août dernier à l’hôpital Dogta-Lafiè de Lomé, à l’âge de 59 ans.


La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du gouvernement, de l’Assemblée nationale, des maires et des préfets. Des représentants des institutions de la République, des autorités militaires, traditionnelles et religieuses, des diplomates, des amis ainsi que les membres de la famille défunte sont également présents.
La cérémonie est marquée par une minute de silence, les dépôts de gerbes, les honneurs de la police et des autorités présentes, des discours d’hommage et le recueillement devant la dépouille mortelle.
D’après le directeur des Affaires communes de la Police nationale, Lantame Okpan, qui a lu l’oraison funèbre, « la disparition dès l’aube du 5 août 2023 de Atabuh Dzinyefa Kossi Richard, un homme aussi haut placé de l’institution policière a été très durement ressentie et est devenue insupportable pour tous les policiers ».
Le commissaire Lantame a évoqué des faits majeurs ayant marqué la carrière du défunt. « En octobre 1989, il entre dans l’institution policière par un concours direct en qualité d’Officier de Police adjoint (OPA). Le 1er Avril 1991, il entre au Centre national d’instruction (CNI) à Kara pour sa formation militaire. S’en est suivie la formation initiale des officiers de Police adjoint ainsi que son stage professionnel à Lomé. Au terme de ce stage, feu Atabuh est titularisé et affecté au Commissariat central de la ville de Lomé. Professionnel, très rigoureux et méticuleux dans tout ce qu’il entreprend, il gagne très rapidement la confiance de sa hiérarchie qui lui confie des postes de responsabilité. Ainsi, Il va occuper successivement des fonctions telles que commissaire de la ville d’Agoè, chef service Immigration de l’aéroport international Gnassingbé Eyadema, commissaire de la ville de Tsévié, directeur du Secteur de Police Maritime, directeur de l’Ecole nationale de police, chef de la Division de la sécurité routière, commissaire central de la ville de Lomé, fonction qu’il a assumé avant d’être nommé préfet du Golfe. Feu Atabuh a aussi reçu des distinctions honorifiques à savoir : Chevalier de l’ordre national du mérite, Officier de l’ordre national du mérite, Chevalier de l’ordre du Mono et Officier de l’ordre du Mono. Durant sa brillante carrière, feu Atabuh s’est montré très dévoué, courageux et discipliné, il a fait son chemin, il a accompli sa destinée », a-t-il souligné.
Le directeur de cabinet du ministre en charge de l’Administration territoriale, Robert Bakaï a vanté les mérités de l’illustre disparu qu’il décrit comme un assoiffé de travail, discipliné et infatigable qui donne toute son énergie pour transformer sa préfecture avec une célérité déconcertante. « Nous nous souviendrons toujours du préfet Atabuh pour avoir marqué d’une empreinte particulière la préfecture du Golfe. Il était un homme de conviction dont la vocation l’amenait à fuir le plus facile pour embrasser le plus dur pour mieux assumer les devoirs de sa charge. Adepte du travail sans repos, on le voyait partout, toujours prêt à servir avec ponctualité et efficacité. Il défiait la fatigue par son sourire charmant par lequel il répondait à ceux qui lui conseillaient le répit », a indiqué M. Bakaï.
Le préfet du Zio, le maire du Golfe 1, et le secrétaire général de la préfecture du Golfe, respectivement Etsè Kadévi, Gomado Koamy Gbloekpo et Bernard Djagbavi Lébénè ont également fait leur témoignage.
La porte-parole de la famille éplorée, Mme Gah Massan Vénunyé a exprimé sa reconnaissance au président de la République qui, depuis le décès du préfet Atabuh n’a cessé de manifester son attachement à sa famille. Elle a remercié également les différentes équipes pour l’ardeur et la détermination avec lesquelles elles ont préparé les obsèques du disparu.
ATOP/SED/MEK






