
Atakpamé, 15 oct. (ATOP) – Des élèves, étudiants, enseignants, représentants d’organisations de la société civile ainsi que des associations de parents d’élèves ont été sensibilisés, les 14 et 15 octobre à Atakpamé, sur la prévention des violences basées sur le genre (VBG) en ligne et le cyber harcèlement.
La rencontre est placée sous le thème « En ligne aussi, mes droits comptent ». Elle est organisée par la Coopération allemande (GIZ), à travers le projet DeZon, en partenariat avec le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance. L’atelier s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la jeune fille. Il entend aider les jeunes à mieux connaître leurs droits, à adopter des comportements responsables sur internet et à prévenir les violences numériques dans leurs milieux scolaire et universitaire.
Les échanges ont porté notamment sur les différentes formes de VBG dans les espaces numériques, les stéréotypes de genre et les moyens de les déconstruire. Les participants ont appris également à reconnaître les actes de cyberharcèlement, le chantage en ligne et la diffusion d’images sans le consentement des personnes concernées. A travers des études de cas, ils ont été amenés à mieux comprendre les notions de consentement, de respect de la dignité humaine et de responsabilité dans le partage de contenus numériques. Des séances de restitution animées par les pairs sont prévues dans les établissements scolaires et universitaires pour sensibiliser d’autres jeunes aux connaissances acquises.
La cheffe division éducation et formation de la jeune fille, Azoti Hodalou, a souligné l’importance de cette action, en lien avec la Feuille de route gouvernementale 2026-2031. Elle a invité les participants à adopter de bonnes pratiques pour se protéger sur internet. « Plus de 90 % des métiers au monde exigent désormais des compétences numériques. Ne répondez pas aux attaques de cyberharcèlement, bloquez immédiatement les auteurs et ne partagez jamais de photos intimes. Nous devons garantir aux jeunes filles un environnement numérique sûr leur permettant d’étudier, de s’épanouir et de faire valoir leurs droits au même titre que les garçons », a-t-elle indiqué.
Le maire de la commune Ogou 1, Dr Kassamada Mensah, a rappelé que les violences en ligne ont des conséquences réelles sur les victimes. Pour lui, internet doit rester un espace d’échanges et d’opportunités, et non un lieu d’humiliation ou de peur. « Le numérique doit être un espace de liberté et non un territoire de peur ou de psychose ; un instrument d’opportunités et non d’humiliation. La violence numérique n’est pas une violence virtuelle : ses conséquences sont bien réelles. Les droits des filles ne s’arrêtent pas à la porte de l’établissement scolaire ni à l’écran du téléphone », a-t-il souligné. Il a invité les jeunes filles et garçons à s’engager dans la prévention de ces violences en faisant du respect et de l’équité des valeurs essentielles dans leurs interactions, aussi bien en ligne que dans la vie quotidienne.
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