
Atakpamé, 30 jan. (ATOP) – Des journalistes ont pris part les 29 et 30 janvier à Atakpamé à une formation sur les droits des femmes et des jeunes filles au travail et les violences basées sur le genre (VBG).
Cette activité a été organisée par le Groupe de réflexion et d’action femme, démocratie et développement (GF2D) en collaboration avec CARE France, CARE Bénin/Togo et Nouvelles alternatives pour le développement durable en Afrique (NADDAF). Cette formation a été financée par l’Union européenne dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Les Entreprises s’engagent pour la protection des femmes et des filles » (EP2F).
L’objectif est de renforcer les connaissances et compétences des journalistes sur la Responsabilité sociale des entreprises (RSE), les droits des femmes et des filles et les enjeux liés au respect des principes de la RSE en lien avec le droit des femmes et des filles.
Au cours des deux jours de travail, les participants ont été entretenus sur trois modules, notamment les droits des femmes et des filles dans le milieu du travail, à savoir l’égalité salariale, la non-discrimination, l’Organisation internationale du travail (OIT), les lois nationales et la Convention Collective. Ils ont été également instruits sur la RSE notamment les principes, normes, rôle des entreprises dans le respect des droits humains. Ils ont été aussi invités à produire des articles journalistiques et des reportages pour la promotion de la RSE et la lutte contre les VBG.
La directrice du GF2D-Togo, Mme Ginette Bayi Adekambi, a indiqué que le choix est porté sur les médias et journalistes dans le but de renforcer leurs capacités pour qu’ils deviennent des acteurs clés de la promotion de la responsabilité sociale des entreprises, en diffusant des contenus qui renforcent le respect des droits des femmes et des filles dans les entreprises au Togo.
Le préfet de l’Ogou, Ekpe Kodjo Agbéko Noel, a salué cette initiative qui vient à point nommé renforcer les actions du gouvernement en matière de protection de la femme et de la jeune fille. « Les femmes et les filles subissent encore des violences basées sur le genre. Elles éprouvent des difficultés à avoir accès à des emplois stables et décents. Parfois à compétence et diplôme égaux, elles n’ont pas les mêmes salaires que les hommes. Elles sont victimes aussi des violences sexuelles et sexistes sur leurs lieux de travail », a -t-il indiqué. Le préfet a invité les journalistes à jouer pleinement leur rôle de défenseur des droits de la femme à travers leurs publications et émissions.
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