
Le nouvel an 2023 s’annonce à petit pas. Les populations d’Atakpamé en l’occurrence les parents font de leur mieux pour offrir à leurs familles la joie, la gaité malgré le phénomène de vie chère.
Des chefs de famille envahissent les boutiques et marchés d’Atakpamé pour se ravitailler. Ces derniers jours de décembre, l’on assiste à Atakpamé, ville aux 7 collines, à un mouvement foule créant des embouteillages un peu partout dans la ville. Le constat est plus remarquable dans les bars, les marchés, les boutiques et kiosques, les salons de coiffure ainsi que dans les rues.
Dans une boutique de prêt à porter, dame Ablavi Etoname, venue acheter des habits à ses enfants, explique que chaque année, elle passe dans cette boutique avec ses enfants pour leurs acheter de quoi porter le jour de la fête. « Chaque enfant fait son choix mais sous ma supervision. J’apprécie la qualité et la taille de l’habit surtout celui des filles avant de l’acheter. Si la jupe ou la robe est trop courte pour elles je les convaincs de changer et de prendre ce qui est ample et acceptable » a indiqué dame Ablavi. Elle précisé que nous sommes en période de fête mais il faut veiller à un habillement décent des enfants.
Dans les ateliers de couture, les patrons et patronnes ainsi que leurs apprentis s’acharnent à répondre aux sollicitations de leurs clients. « Nous sommes très occupés ces derniers moments parce qu’il faut vite faire pour ne pas décevoir les clients. Ils attendent la veille des fêtes pour amener leurs tissus à coudre et nous ne pouvons pas aussi refuser parce qu’il faut satisfaire tout le monde », relate le patron, Aboudoulaye Idrissou.
Dans un marché de vente de volailles et bêtes de la ville, M. Agbodja Komi, enseignant de profession vient s’approvisionner en produits carnés. Il déplore le prix élevé des volailles et des bêtes. « Cette année les choses sont trop chères par rapport à l’année passée. Les bêtes que nous avons achetées à 25 000 FCFA sont aujourd’hui à 35 000 voire 40.000F. Nous ne sommes pas obligés d’acheter, mais en bon père de famille, je suis sensé apporter le minimum à la maison pour permettre à ma famille de célébrer la nouvelle année dans la joie », a-t-il confie.
Le président des revendeurs des bêtes et volailles, Djahini Komla, reconnait la cherté des bêtes. « Tu ne peux pas acheter une bête à 25.000 F et la revendre au même prix. Cette année, les prix sont élevés par rapports aux années passées indépendamment de notre volonté », a-t-il expliqué.
La même ambiance est constatée dans les salons de coiffure pour hommes et femmes. Chacun et chacune y va pour se faire beau ou belle. Dans les bars, les gérants mettent tout au propre et même proposent des promotions de bière pour attirer les clients.
ATOP/KKT/TD






