Atakpamé, 29 nov. (ATOP) – Les professeurs de français de l’Inspection de l’Enseignement Secondaire Général (IESG) d’Atakpamé ont célébré la troisième édition de la Journée internationale des professeurs de français, le jeudi 25 novembre à Atakpamé, sous le thème : « Les défis de nos jours par rapport à l’enseignement du français ».
La célébration a été marquée par des échanges entre les professeurs de français et d’autres acteurs impliqués dans l’enseignement de cette langue. Elle a permis de faire l’état des lieux de l’enseignement de la langue de Molière et de son apprentissage dans les classes.
Il ressort des échanges que le niveau des élèves est en baisse considérable en français. Cette situation est due à l’inaccessibilité des œuvres littéraires inscrites au programme d’enseignement, au manque de moyens financiers des parents pour procurer des livres à leurs enfants et au désintéressement des élèves à la lecture. Le niveau décevant des élèves dans cette discipline s’explique aussi par la mauvaise didactique employée par les enseignants de français, la disparition progressive des séances d’exposés par les élèves, l’impact négatif de l’environnement socioculturel, le châtiment corporel et la peur exercés sur les apprenants sont, entre autres, difficultés qui expliquent clairement le niveau.
A l’issue des discussions, les participants ont pris différentes résolutions pour améliorer les pratiques d’enseignement en classes afin de relever le niveau des élèves. Ainsi l’enseignant de français doit professionnaliser l’art d’enseigner en adoptant la bonne didactique de l’enseignement de la langue en tenant compte du contexte socio-culturel qui a évolué ; l’enseignant n’étant plus la seule source de savoir, il doit dorénavant en tant que guide, responsabiliser l’élève à construire son apprentissage. Le professeur de français doit promouvoir la lecture en proposant surtout de bons textes aux élèves tout en cherchant à connaître leurs aptitudes et lacunes afin de les aider à améliorer leur niveau. La violence liée à l’utilisation du bâton au cours de l’apprentissage est à proscrire selon les nouvelles donnes.
Le représentant du directeur régional de l’Education des Plateaux-Est, Adansa Kosi et le chef d’inspection de l’IESG d’Atakpamé, Ouro-Agondo Fousséni ont reconnu que le français demeure, selon eux, une langue importante et incontournable après les langues maternelles car c’est elle qui est pour l’instant utilisée dans toute l’administration au Togo. Ils ont invité les professeurs et acteurs à redynamiser leurs pratiques pédagogiques afin d’aider les élèves à apprendre et maîtriser cette langue qui leur permettra de réussir dans les autres disciplines.
L’inspecteur de français, Dogbé Louis-Marie et le président du comité d’organisation de la journée, Dansomon Edem ont exhorté leurs collègues à professionnaliser davantage leur travail car l’enseignement est un métier qu’il faut apprendre perpétuellement afin de s’adapter aux réalités. Un bon enseignant pour eux, c’est celui qui fait réussir ses élèves.
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