Atakpamé, 11 nov. (ATOP) – Les membres des structures locales de prévention et de gestion de conflits existantes de Lomé-Commune, de la région Maritime et des Plateaux ont renforcé leurs capacités sur « l’harmonisation des interventions des structures locales de prévention et de gestion des conflits et de protection des droits de l’Homme », les 9 et 10 novembre à Atakpamé.
Cet atelier est organisé par le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) en collaboration avec le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) avec l’appui du Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix (en anglais WANEP-Togo). Cette activité s’inscrit dans le projet « renforcement des capacités nationales et communautaires de Prévention des conflits et violences et de la Protection des droits de l’Homme au Togo » qui a été financé par le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix du PNUD. L’objectif est d’amener les différentes structures à partager leurs expériences ; à réviser les méthodes de règlement de conflits à ces différents niveaux et à voir comment mieux interagir sur le terrain en matière de paix et de protection des droits humains au Togo.
Les participants étaient les représentants des ministères des Droits de l’Homme et en charge de l’Action sociale, ceux des organisations de la société civile ; des membres des différents comités préfectoraux et locaux ; de l’Antenne régionale de Wanep -Togo ainsi que les structures intervenant dans la protection des droits humains. Ces derniers ont améliorés leurs connaissances sur la prévention et la gestion des conflits et la protection des droits de l’Homme à travers divers modules notamment : « Paix et sécurité au Togo : enjeux et défis » ; « approche institutionnelle de la prévention et de la gestion des conflits au Togo » ; « résultats de la cartographie des structures locales de prévention, de gestion des conflits et de protection des droits de l’homme » ; « élaboration de plan harmonisé des interventions des structures locales de prévention et gestion des conflits ».
Le préfet de l’Ogou, Akakpo Edmond Edoh a salué l’engagement du PNUD, du HCRRUN et du ministère des Droits de l’Homme à vouloir harmoniser les moyens de règlement des conflits et à renforcer les capacités des différentes structures de prévention et de gestion de conflits. Il a souhaité qu’à court terme, qu’une cartographie de ces différentes structures soit réalisée pour permettre à l’Etat et aux partenaires de développement du pays de savoir les accompagner pour des résultats attendus. M. Akakpo a réitéré sa gratitude à toutes les personnes et structures qui militent en faveur de la paix au Togo, notamment celles qui œuvrent à prévenir et à gérer les conflits entre les populations.
Le 2è rapporteur du HCRRUN, Mme Claudine Kpondzo-Ahianyo, a affirmé qu’en vue d’obtenir des résultats plus efficients, les acteurs des structures communautaires doivent mieux coordonner leurs efforts et surtout se familiariser constamment avec les nouvelles approches de prévention, de gestion de conflits, violences et de promotion des droits de l’Homme. Tout en rappelant que son institution œuvre pour la cohésion nationale, la paix sociale et l’encrage du sentiment d’appartenance à un même pays, Mme Kpondzo- Ahianyo a réaffirmé la disponibilité du HCRRUN à collaborer et à continuer de coopérer avec tous les partenaires nationaux et internationaux dont la contribution est jugée pertinente pour la réalisation des objectifs qui lui sont assignés.
Pour la spécialiste des Droits de l’Homme au PNUD, Mme Assinou Dovo Ahouéfa, il s’agit au cours des travaux de poser une des pierres d’angle pour l’édification de stratégies permettant de créer une synergie d’action entre les différentes structures représentées. Elle a fait savoir qu’il s’agit aussi de capitaliser et de mettre en réseau les connaissances détenues de manière hétérogène afin d’acquérir une compréhension optimale et partagée des contextes et enjeux.
Selon la coordinatrice de WANEP-TOGO, Mme Amédzinou Noviékou Dado Nora, la mission et l’engagement citoyen de son institution sont de contribuer à asseoir la cohésion sociale dans les communautés. « Aucun développement, aucune action, aucune initiative n’est possible sans un minimum de stabilité », a-t-elle ajouté.
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