Atakpamé, 14 déc. (ATOP) – Les acteurs pénitentiaires des cinq régions du Togo notamment les régisseurs, les surveillants en chef, les procureurs de la République, les acteurs de la société civile intervenant en milieu carcéral ont renforcé leurs capacités sur la problématique de la sécurité dans les prisons du Togo du 9 au 10 décembre à Atakpamé.
Organisé par le ministère de la justice en collaboration avec Amnesty International, ce séminaire est placé sous le thème : « Ensemble pour le respect des droits des détenus dans un climat sécurisé ». Il a permis de renforcer les capacités des acteurs en matière sécuritaire et de protection de droits des détenus. Les acteurs intervenants dans les prisons ont été renseignés sur comment identifier et corriger les lacunes en matière sécuritaire et relever les différentes violations des droits nées des défaillances sécuritaires. Les assises ont permis également aux participants de partager les bonnes pratiques pour un environnement carcéral apaisé et de formuler des recommandations en vue d’un plaidoyer pour un meilleur fonctionnement des établissements pénitentiaires au Togo.
Les différentes thématiques ayant fait l’objet des travaux sont notamment, le fondement juridique de la sécurisation et d’une intervention sécuritaire en milieu carcéral et les droits fondamentaux des détenus à préserver en situation d’urgence. Les conditions d’une bonne sécurisation des établissements pénitentiaires et le cadre juridique de protection du personnel pénitentiaire dans l’exercice de ses fonctions ont été également les sujets abordés.
Le directeur de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, Idrissou Akibou a souligné que cette initiative vise à sensibiliser le personnel pénitentiaire afin qu’il prenne des dispositions pour prévenir en milieu carcéral, le phénomène lié aux actes de vandalisme, de radicalisme et de terrorisme qui menacent la sécurité mondiale et celle africaine. M. Idrissou a précisé qu’au terme de la formation, les régisseurs et les chefs de détachement seront outillés pour qu’ils puissent enrayer ces fléaux dans les prisons au Togo.
Le directeur de Amnesty International-Togo, Adi Aimé a indiqué que « protéger les détenus, c’est en même temps protéger la société contre toute autre forme d’évasion et comportements qui pourraient être préjudiciable à la sécurité de la communauté ». Pour ce faire, il a indiqué que les Nations Unies ont adopté les règles dénommées « Nelson Mandela » relatives au respect de la dignité des détenus, à l’interdiction formelle de la torture et aux mauvais traitements en milieu carcéral. « Ces règles visent à asseoir un climat rassurant et de convivialité pour l’administration pénitentiaire et les détenus, ceci pour faciliter l’insertion post-carcérale de ces derniers », a-t-il précisé.
La représentante du préfet de l’Ogou, Mme Séna Akuessi a encouragé et exhorté le personnel pénitentiaire à redoubler de vigilance pour que les prisons soient non seulement calmes et stables, mais aussi des lieux qui participent efficacement à aider les détenus et ex-détenus à changer de vie et de se prendre en charge.
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