
Atakpamé, 2 déc. (ATOP) – Les acteurs sociaux, judiciaires, sécuritaires, sanitaires et éducatifs ont pris part, le mardi 2 décembre à Atakpamé, à un atelier de sensibilisation sur le protocole de prise en charge holistique des victimes de Violences basées sur le genre (VBG) et les mécanismes existants.
L’initiative, portée par SOS Villages d’Enfants – programme d’Atakpamé, s’inscrit dans la phase II du projet « intensification de la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants dans la préfecture de l’Ogou ». L’objectif est d’informer les acteurs sur l’existence et le fonctionnement du système « One Stop Center » pour améliorer la collaboration entre les intervenants dans la gestion des violences sexuelles commises sur les enfants.

Les travaux ont permis de présenter aux participants le fonctionnement du ‘’One Stop Center’’, un dispositif intégré destiné à améliorer la coordination entre services dans la gestion des cas de violences sexuelles sur mineurs, en vue d’assurer une prise en charge rapide, cohérente et sécurisée des victimes. Ils ont été informés sur le système de signalement et de référencement de cas de violences sexuelles sur les enfants et outillés sur le respect des principes fondamentaux de procédure judiciaire et de procès équitable.
L’occasion a également permis de rappeler les rôles et responsabilités des acteurs impliqués dans la gestion des violences sexuelles sur les enfants. A l’issue des travaux les acteurs impliqués ont été exhortés à renforcer les mécanismes de signalement et à intensifier les actions conjointes pour réduire les violences sexuelles dans la préfecture.
Le coordonnateur du projet, Afevi Kodzogan a rappelé la nécessité de renforcer la collaboration intersectorielle pour lutter contre les VGB. « La protection de l’enfant repose sur une chaîne d’acteurs, soudée et informée. Cet atelier vise à harmoniser nos pratiques et à consolider nos mécanismes d’intervention », a-t-il fait savoir. Il a indiqué que SOS-Villages d’Enfants, à travers ce projet entend contribuer à la réduction des facteurs favorisant l’exploitation sexuelle des enfants/jeunes surtout des filles. « Nous voulons sensibiliser les acteurs clés des services de l’action sociale, la justice, la police, la gendarmerie, la santé et l’éducation pour renforcer la collaboration devant aboutir au meilleur traitement des cas de violence sexuelle sur les enfants », a-t-il indiqué.
Le directeur régional du ministère en charge des Solidarités, Ahé Kokouvi Dodji, a salué l’initiative et réaffirmé l’engagement de son service à accompagner cette action pour le bien-être des femmes et filles. « La lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants est une priorité. Le One Stop Center offre une réponse structurée et chaque acteur doit s’en approprier les outils pour mieux protéger nos enfants », a-t-il dit.
ATOP/KKT/AR/KYA






