
Mango,30 sept. (ATOP) – Des élus et des cadres municipaux de l’Oti1, Oti 2, Oti-Sud1, Oti-Sud 2 ont été instruits sur leurs rôles et responsabilités dans la prévention et la lutte contre la corruption et les infractions assimilées au cours d’un atelier tenu le vendredi 29 septembre à Mango.
Cette activité civique et citoyenne est à l’actif de la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) avec l’appui technique et financier de la GIZ et de la République fédérale d’Allemagne. Elle s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne nationale de renforcement des capacités des élus et cadres municipaux en matière de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées.
L’atelier a pour objectif de contribuer au renforcement de la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion des collectivités Il s’agit aussi pour les participants de disposer des outils nécessaires pour endiguer la corruption et accroître les investissements pour un développement économique des collectivités.
Les participants ont suivi quatre communications et ont fait des recommandations aux différents acteurs pour mieux contrecarrer ce phénomène qui affectent les économies. Parmi les communications figurent « Les missions, l’organisation et le fonctionnement de HAPLUCIA », La corruption : Causes, manifestations et conséquences », « Rôles et responsabilités des élus locaux en matière de prévention et de lutte contre la corruption » et « La répression des actes de corruption et d’infractions assimilées ». Des débats ont permis aux participants de mieux appréhender les concepts de petite corruption et de grande corruption ainsi que les infractions assimilées. Il a aussi permis d’inviter les élus et les cadres municipaux à un changement de comportements et de mentalités pour plus de mobilisation des ressources pour des investissements pour le bonheur des populations.
Des recommandations ont été faites à l’endroit du gouvernement, de HAPLUCIA et des collectivités territoriales. Il faut doter les élus locaux et cadres municipaux d’un code d’éthique et de déontologie ; doter la HAPLUCIA des ressources humaines, matérielles et financières adéquates pour leur permettre d’assurer efficacement leurs misions ; adopter la loi-cadre sur la prevention et la lutte contre la corruption pour prendre en compte des lanceurs d’alerte ainsi que tous les acteurs impliqués dans la lutte contre la corruption. Il faut élaborer et adopter un statut particulier des agents des collectivités locales ; renforcer les compétences des élus locaux en management ; accélérer l’opéralisions de l’Agence Nationale de formation des collectivités locale.
Le président de HAPLUCIA, Aba Kimelabalou a fait remarquer que la mise en place des mécanismes de promotion de la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion des affaires locales s’avère indispensable. C’est pourquoi, a-t-il dit, le Togo a ratifié plusieurs instruments juridiques internationaux consacrés à la lutte contre la corruption notamment la convention des Nations Unies contre la corruption ; la convention de l’Union Africaine contre la corruption ainsi que le protocole de la CEDEAO sur la lutte contre la corruption. Il a invité les élus et cadres municipaux a changer de comportement et de paradigme en privilégiant la transparence dans la gestion des affaires communales. Le président Aba a convié les participants à toujours avoir ce slogan à l’esprit « Ensemble disons non à la corruption, Oui à l’intégrité ».
Le préfet de l’Oti, Col Ouadja Gbandi Jacques et le maire de la commune Oti 1, Baboudou Seidou ont relevé la pertinence de cet atelier et le choix porté sur la ville de Mango pour abriter l’atelier. Ils ont invité les participants à s’approprier les modules et à vulgariser les informations reçues pour que ce phénomène soit réduit au sein de population.
ATOP/TT/KYA






