
Mango, 9 nov. (ATOP) – Cent sept élèves, membres des clubs de citoyenneté et de santé de neuf établissements du secondaire de l’Oti-Sud 2, ont été outillés du 5 au 7 novembre, dans leur localité respective, sur les droits et santé sexuelle et reproductive (DSSR) ainsi que sur les Violences basées sur le genre (VBG).
Ces séances d’information et de formation se sont déroulées dans les lycées de Takpamba, Koumongou, Kountoiré et aux Collèges d’enseignement général (CEG) de Nali, N’Kpè, Panga, Kangounou, Nadiki et Samti. Elles sont à l’actif de l’ONG Groupe de recherche et d’appui aux initiatives locales Nord-Togo (GRAIL/ NT), dans le cadre de la mise en œuvre du microprojet « Réduction de la déperdition scolaire des jeunes filles par la lutte contre des grossesses et les mariages précoces en milieu scolaire de la commune Oti-Sud 2 ». Ce projet bénéficie de l’appui financier et technique de l’ONG Action-Education et entend accompagner cette commune à éradiquer l’épineux problème de grossesses et mariages précoces.
Ces formations ont pour objectif de renforcer les compétences des membres des clubs sur le droit à une vie sexuelle épanouie et responsable, et d’amener les membres à une prise de conscience sur les conséquences liées aux grossesses et mariages précoces. Il s’agit aussi de permettre aux filles de mieux appréhender la fabrication et l’utilisation du collier du cycle de menstruation.
Sous la conduite des sage-femmes, des accoucheuses et des personnes ressources, les jeunes filles ont été instruites sur plusieurs modules, entre autres, « L’accès au service de santé sexuelle et reproductive », « L’éducation sexuelle de la jeune fille », « le cycle menstruel et l’utilisation du collier », « Planification familiale et les IST », « Les méfaits des mariages précoces et les VBG ». A la fin de la formation, une évaluation a été faite aux filles afin de mesurer le degré de compréhension de ces thématiques.
Mme Thamse Léa, Sage-femme au CMS-Takpamba et l’accoucheuse auxiliaire de l’USP de Kountoiré, Mme Kolani Biboutre ont encouragé les membres des clubs à privilégier l’abstinence sexuelle et à se consacrer aux études, seuls moyens de réussir sa vie et de sortir de la pauvreté ambiante. Elles ont fait remarquer que le collier du cycle menstruel est efficace pour les filles qui ont un cycle de 26 à 32 jours. Les oratrices ont exhorté les filles à observer des règles d’hygiène et à éviter le vagabondage sexuel afin de se prémunir contre les IST-VIH.
Les responsables des établissements visités ont salué la pertinence de ce microprojet et souligné qu’il aura un impact positif sur le comportement des élèves. Ils ont émis le vœu que ces genres de formations se perpétuent pour éviter des grossesses et mariages précoces qui sapent l’avenir des jeunes filles en général et surtout celles de la région des Savanes.
ATOP/TT/BA/KYA






