
Sokodé, 29 avr. (ATOP) – Un atelier de promotion des outils et mécanismes locaux et informels de médiation et de dialogue communautaire a réuni des représentants des organisations de la société civile (OSC), des chefs religieux et traditionnels des communes de Tchaoudjo 3, Tchamba 3, Assoli 3 et Mô 2 les 28 et 29 avril à Sokodé.
Cette initiative de l’association Partenariat pour le développement (PDG) s’inscrit dans le cadre du « Projet d’appui au renforcement de la cohésion sociale et à la promotion du dialogue communautaire dans les régions Centrale et de la Kara ». Ce projet a reçu l’appui technique et financier de l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), à travers son programme « REWARD II ».
L’atelier a pour objectif de promouvoir les mécanismes locaux et informels de médiation et de dialogue communautaire dans les quatre communes cibles. Il a permis de renforcer la sensibilisation et la capacité des trente participants à s’investir désormais dans les mécanismes informels de médiation et de dialogue. Ces assises ont également permis d’amener les chefs traditionnels et leaders religieux à partager leurs expériences sur l’utilisation des mécanismes informels dans la résolution des conflits dans leurs communautés.
Les participants ont été renforcés, à travers six modules portant sur « L’engagement civique, citoyen et culture de la paix ; les conflits : analyse, sources et causes ; conflits communautaires et extrémisme violent : causes, conséquences et rôles des acteurs ». Ils ont été également outillés sur la « Médiation communautaire, avantages et processus ; mécanismes et instruments institutionnels de prévention, de gestion et de résolution des conflits ; mécanismes de prévention et de gestion des conflits communautaires : outils et mécanismes endogènes et informels de médiation et de dialogue ».
Le président de l’association PDG, Ouro-Bossi Tchakondo a souligné que le projet pilote met l’accent sur l’utilisation des mécanismes traditionnels existants et l’adaptation des mécanismes modernes pour régler pacifiquement les différents conflits surtout dans le contexte de lutte contre le phénomène de l’extrémise violent. Il a insisté sur le diagnostic participatif des actions de développement communautaire pour que la réussite ou l’échec de demain soit une responsabilité partagée.
Le secrétaire général de la préfecture de Tchaoudjo, Daro Ouro-Akondo a salué cet atelier qui a permis aux participants d’appréhender toutes les stratégies institutionnelles et informelles de prévention et de résolution pacifique des conflits dans leurs différentes localités afin de créer un climat de paix pour un développement durable.
Le maire de Tchaoudjo 3, Tchédré Agoro Sansani et le 1er maire adjoint de Tchaoudjo 1, Yérima Agrégna ont invité les participants à s’approprier les différents modules et à les restituer dans leurs communautés pour l’atteinte des objectifs visés. ATOP/MEK/KYA






