
Lomé, 12 déc. (ATOP) – Les acteurs des secteurs public et privé ont été sensibilisés, le jeudi 11 décembre à Lomé, au cours d’un atelier sur le thème : « Secteurs public et privé, ensemble pour relever le défi de la corruption au Togo ».
Cette initiative est conduite par le Comité de concertation Etat secteur privé, avec l’appui de la Haute autorité pour la prévention, la lutte contre les crimes et les infractions assimilées (HAPLUCIA). La démarche s’inscrit dans une dynamique nationale forte, en faveur de la bonne gouvernance.
L’objectif est de renforcer le partenariat entre les secteurs public et privé, dans la prévention et la lutte contre la corruption au Togo. Il s’agit de favoriser un dialogue inclusif entre l’Etat et le secteur privé, de faire l’état des lieux sur le phénomène, de présenter les dispositifs institutionnels existants de lutte contre la corruption, et de partager les bonnes pratiques dans la lutte contre ce phénomène.
Le ministre des Finances et du Budget, Georges Essowè Barcola a fait savoir que « la corruption n’est pas simplement un fléau moral, elle représente un frein majeur à la bonne gouvernance, à la justice sociale bref au développement économique d’un Etat. Elle sape non seulement l’économie, mais elle détruit surtout le socle même des relations économiques, à savoir la confiance ». Citant les économistes sur la relation confiance et investissement, le ministre a dit en substance que « l’investissement est la confiance en acte ». C’est elle qui enclenche tous les autres facteurs, peu importe les atouts intrinsèques d’un pays, peu importe ses ressources naturelles, ce qui détermine le choix des investisseurs, les pousse à franchir le pas vers un pays, c’est la confiance qu’ils accordent à ce pays. M. Barcola a invité tous les citoyens togolais, individuellement et collectivement, à œuvrer par leurs comportements et par leurs actions au renforcement de cette confiance à travers leur contribution à la lutte contre la corruption.
Le président du Conseil national du patronat, Laurent Coami Tamegnon a indiqué que « dans un contexte de transformation économique accélérée, la transparence et l’intégrité ne sont plus de simples impératifs moraux. Elles constituent des exigences structurelles pour renforcer la captivité du Togo, réduire les taux transactionnels, sécuriser les investissements et améliorer la performance des entreprises. La corruption, sous toutes ses formes, constitue un frein au développement. Elle déstabilise les marchés, fragilise la concurrence, détourne les ressources et altère la confiance entre l’État et le secteur privé ». Il a rappelé la feuille de route gouvernementale 2020-2025 qui place la bonne gouvernance, la digitalisation, l’efficacité administrative et la régulation économique au cœur des priorités nationales.
Après une présentation introductive faite par le président de la HAPLUCIA, Aba Kimélabalo, un panel a réuni des experts de banques, de passation des marchés, de la justice, de la lutte contre le blanchiment d’argent, et des consultants en matière de normes et qualités. Ceux-ci ont fait le tour d’horizon des causes et conséquences liées à la corruption, et les moyens de les combattre sous toutes ses formes.
ATOP/KYA/DHK






