
Sotouboua, 19 mars (ATOP) – Une rencontre d’interface au dialogue intergénérationnel axée sur le thème : « La participation, l’engagement citoyen et politique des filles et jeunes femmes » s’est tenue le samedi 18 mars à Sotouboua.
Cette rencontre a été organisée par l’ONG Plan International Togo, avec l’appui financier de Plan International Allemagne. Elle s’inscrit dans le cadre de l’exécution du projet « Autonomisation des filles et jeunes femmes pour l’engagement citoyen au Togo–Girls Lead » dans la préfecture de Sotouboua.
L’objectif était d’amener les différentes couches générationnelles (grands mères, grands pères et les clubs des jeunes) à plancher sur les causes profondes qui empêchent la participation et l’engagement citoyen et politique des filles et jeunes femmes aux instances décisionnelles et les approches de solutions. Il s’agissait également de favoriser des échanges sur les stratégies devant permettre non seulement de combattre les violences sexuelles et l’inégalité de genres mais aussi de déconstruire des normes défavorables à l’engagement citoyen et politique des filles et jeunes femmes.
Les participants ont été renseignés sur ce qu’est une norme, une croyance, une violence sexuelle, ses causes et ses conséquences. Ils ont aussi relevé cinq normes et cinq croyances persistantes dans les communautés et qui sont préjudiciables au bon devenir des filles et jeunes femmes. Entre autres normes et croyances, il est ressorti « qu’une femme est faite pour le foyer, une femme à l’école ça n’aboutira à rien et aussi qu’une femme n’est pas digne de confiance ». Les participants ont élaboré un plan d’action et mis en place un bureau de suivi pour déconstruire ces normes et croyances qui engendrent les violences sexuelles, notamment le viol, le harcèlement sexuel, le mariage précoce et forcé, l’inceste et la pédophilie.
Le représentant de la directrice régionale de Plan International Togo, région Centrale, Norbert Koumbogle et l’animatrice du projet « Girls Lead » à Sotouboua centre, Mlle Kamalé Halawang Yolande ont souligné la nécessité de mettre en œuvre le plan d’action pour l’atteinte des objectifs visés.
Le chef du canton de Sotouboua, Péléyi Yao a remercié Plan International Togo pour cette initiative. Il a renouvelé l’engagement de la chefferie traditionnelle à jouer sa partition afin de déconstruire les normes et croyances persistantes qui freinent la participation, l’engagement citoyen et politique des filles et jeunes femmes de son canton. La même rencontre s’est déjà tenue dans le canton de Kériadè.
ATOP/BTP/MEK






