
Dans le quartier Attiégou, banlieue nord-est de Lomé, les tenanciers de petits commerces entretiennent des étalages d’articles diversifiés ces derniers temps. Le circuit d’approvisionnement varie d’un commerce à un autre.
Assis derrière son comptoir “d’alimentation générale’’, dans un costume gris, Kokou accueille tout visiteur avec sourire. Il sert les articles à ses clients avec enthousiasme. Ces articles lui viennent des grossistes du grand marché, son unique lieu d’approvisionnement. A 30 mètres de Kokou, Nadège, la quarantaine, corpulence moyenne, cheveux bien nattés sur la tête, regard serein trace son circuit d’approvisionnement de légumes. « Le marché de Kégué reste mon seul lieu de ravitaillement. Les tomates fraiches, gombo, gboma (épinards) et autres me sont livrés par les dames de ce marché. Aller dans les marchés de l’intérieur est une perte de temps et d’argent du moment où je peux trouver ce que je veux à côté ».
Sous son hangar à peine couvert, Da Vodou, deux cicatrices fois cinq au visage, chiffon en mains, nettoie ses articles. Elle entretient son commerce d’ustensiles de cuisine d’occasion qu’elle se procure au « TP3 » du Port Autonome de Lomé. A l’instar des autres commerçants, elle se réjouit de ce qu’elle trouve sur le marché local, tout ce dont elle a besoin pour mener son activité génératrice de revenus.
La proximité des points de ravitaillement est un atout pour ces détaillants (petits commerçants) qui ne perdent pas leur temps dans le déplacement et le transport.
ATOP/AKM






