Lomé, 24 janv. (ATOP) – Les acteurs politiques devant prendre part au nouveau Cadre Permanent de Concertation (CPC), se sont réunis pour la première fois, le vendredi 21 janvier à Lomé, pour prendre connaissance du contenu de l’arrêté portant création de ce cadre.
Cette rencontre a réuni les représentants de la majorité parlementaire, de l’opposition parlementaire, de l’opposition extra parlementaire et des députés indépendants à l’Assemblée nationale.
Dans son mot introductif, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et du Développement des Territoires, Payadowa Boukpessi a indiqué qu’il y a un an, et sur initiative du président de la République, un dialogue a démarré au sein de la Concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP) et s’est achevé le 13 juillet 2021. A l’issue de ce dialogue, a-t-il poursuivi, une série de recommandations ont été formulées et le gouvernement a déjà commencé la mise en œuvre de celles qui relèvent de sa compétence. Le ministre a expliqué que c’est dans cette logique que ce CPC a été créé par l’arrêté n° 49 du 18 janvier 2022. Il a souhaité que l’esprit de sincérité et de franchise qui a régné au sein de la CNAP va continuer afin de permettre au CPC de bien travailler pour l’amélioration des conditions de vie des populations.
Les discussions ont permis aux acteurs de la CNAP de prendre connaissance de l’arrêté, notamment des attributions du CPC et son fonctionnement. A l’issue de cette première réunion certains acteurs politiques se sont prononcés.
M.Pacome Adjrovi, député indépendant trouve que « c’est un cadre permanent de réflexion et d’entente entre tous ceux qui peuvent apporter quelque chose à l’édification, à la consolidation de notre démocratie et notre Etat de droit, ce sont des initiatives qui sont appréciables. Et nous, les députés indépendants nous jouerons notre rôle et c’est pour cela que notre présence ici s’avère intéressant pour notre groupe ».
Le secrétaire national du Comité d’action pour le renouveau (CAR), Jean Kissi a rappelé que sa formation politique avait quitté la CNAP après la deuxième rencontre et n’a pas suivi tout ce qui s’est passé. Il a ajouté que dans les habitudes de son parti, il est bien de venir premièrement écouter avant de prendre une décision. Et donc après analyse des recommandations du CNAP et de l’acte de création du CPC et de ses orientations, le CAR donnera son accord ou non pour sa prochaine participation.
Selon le secrétaire exécutif de Union pour la République (UNIR), Atcholi Aklesso, le gouvernement et le chef de l’Etat sont déterminés à avancer et à faire en sorte que les Togolais se parlent entre eux afin de permettre au pays de connaitre un développement meilleur.
M.Abass Kaboua, président national du Mouvement des républicains centriste (MRC) a exprimé ses remerciements au gouvernement parce que les conclusions de la CNAP, demandait la création de ce cadre et le gouvernement a montré sa bonne foi. La balle est désormais dans le camp de tous les acteurs, le gouvernement et tous les autres, avec comme nouveauté, la présence des députés indépendants.
Quant au Séna Alipui de l’UFC, il a dit être satisfait, qu’ils soient passés d’un cadre temporaire à un cadre permanant, que les partis politiques ont compris que le dialogue soit quotidien afin d’aborder et régler les différents problèmes du pays et faire de lui un pays fort et émergent à l’horizon 2030.
L’arrêté n° 0021/MATDDT/2022, portant création, attributions, organisation et fonctionnement du CPC, qui a créé ce nouveau cadre a pour objet de discuter des questions d’intérêt national. Il s’agit des questions sociopolitiques et culturelles, sanitaires et environnementales, de l’extrémisme violent, de la situation économique, des droits de l’homme, du suivi de la mise en œuvre des propositions issues de la Concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP) tenue du 19 janvier au 13 juillet 2021.
Ce cadre sera mis à jour à l’issue de chaque élection au suffrage universel. Il est dirigé par un président désigné pour un mandat de trois mois de façon rotative au sein des 4 groupes suivants : membres du CPC, la majorité parlementaire, l’opposition parlementaire, les députés indépendants et l’opposition extraparlementaire.
La prochaine rencontre va debattre du rôle du CPC qui s’assurera du démarrage des travaux.
ATOP/KYA/DHK






