
Lomé, 4 mai (ATOP) – Des acteurs nationaux impliqués dans les problématiques sécuritaires des pays du Conseil de l’entente (CE) et ceux du Ghana prennent part, du 4 au 6 mai à Lomé, au 3è atelier régional d’échanges d’expériences et d’analyses sur la Prévention de l’extrémisme violent (PEV).
L’atelier est placé sous le thème : « La Dynamique d’appropriation de l’approche et des outils de prévention ». Il est à l’actif du bureau exécutif du CE en partenariat avec le Département fédéral des affaires étrangères de la Suisse. Son objectif est d’amener les participants à mieux s’approprier la problématique de la prévention de l’extrémisme violent.
De façon spécifique, les 85 acteurs vont échanger sur les réponses face à la menace extrémiste, la complémentarité des rôles des différentes parties prenantes de la PEV et le dialogue comme outil de prévention de la violence et de gouvernance contribuant à la paix. Ils vont également faire l’état des lieux des politiques publiques en matière de PEV et évaluer les enjeux de la prévention de la violence et les réponses à apporter au niveau local.
Des sessions portant sur des thématiques telles que « politiques publiques en matière de PEV et de leur mise en œuvre dans l’espace Entente : expériences par pays et approches communes » ; « la PEV, un instrument privilégié pour la gouvernance des territoires » ; « le dialogue comme un outil premier de la prévention : dans quels espaces peut-il se réaliser ? » sont inscrites au programme. Des travaux de groupe sur des questions comme : quels sont les besoins actuels au niveau des différents Etats ? ; comment améliorer l’implication et les synergies entre les acteurs multiples de la PEV ? quelles sont les expériences en matière de dialogue avec les groupes armés dans l’Espace entente ? vont meubler ce 3è atelier.
Le ministre togolais de la Sécurité et de la Protection civile, le Gal de Brigarde Yark Damehame a indiqué que l’extrémisme violent ne se limite plus aux Etats sahéliens mais connaît une expansion progressive vers le Golfe de Guinée. « Cette problématique est au cœur des stratégies sécuritaires de l’Espace Entente », a-t-il ajouté. Le ministre a émis le vœu que des conclusions et recommandations de qualité résultent de ces assises.
Le secrétaire exécutif adjoint du CE, Idi Ali a fait savoir que la démarche de son institution vise à favoriser la prévention de l’extrémisme par le partage d’analyses et d’expériences ainsi que le dialogue entre les experts en sécurité et d’autres acteurs de l’Espace Entente et de la région. Il a salué les efforts des différents gouvernements pour faire face à la situation dans les zones touchées par l’insécurité et pour la sécurisation des territoires.
Ce 3è atelier réunit des représentants des structures nationales de défense, de la sécurité, de la décentralisation et de la gestion des frontières. Des élus nationaux, analystes/chercheurs ainsi que des représentants des communautés locales, de la société civile et d’organisations régionales y prennent également part.
ATOP/BV/MG






