
Lomé, 26 août (ATOP) – Un atelier de renforcement de capacités sur la prévention et la lutte contre la corruption et les infractions assimilées est organisé les 26 et 27 août à Lomé, à l’adresse des membres des organes internes de gestion de la commande publique.
Cette rencontre est à l’actif de la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) en collaboration avec l’Autorité de régulation des commandes publics (ARCOP). Le thème de la rencontre est : « Rôle et responsabilités des membres des organes de gestion de la commande publique en matière de prévention et de lutte contre la corruption dans la commande publique ».

L’objectif est d’améliorer les connaissances des membres des organes de gestion de la commande publique sur les missions, la composition, l’organisation et le fonctionnement de la HAPLUCIA ; sensibiliser les membres des organes de gestion de la commande publique sur les causes et les conséquences de la corruption dans la commande publique. Il s’agit aussi de conscientiser davantage les membres des organes de gestion de la commande publique à respecter les principes fondamentaux de la commande publique que sont la liberté d’accès à la commande publique. Ils vont être aussi outillés sur la transparence des procédures, l’égalité de traitement des candidats ou soumissionnaires dans le processus de passation des marchés publics ainsi que l’efficacité et l’économie. Les membres seront donc exhortés à observer les règles d’éthique et de déontologie dans la commande publique.
Les participants vont suivre six communications, entre autres, la HAPLUCIA : son mandat, son organisation, ses missions et ses réalisations ; la corruption : causes, manifestations, et conséquences dans la commande publique ; le rôle et les responsabilités des organes de gestion de la commande publique et la répression des actes de corruption et d’infractions assimilées.
Le président de HAPLUCIA, Aba Kimelabalou a rappelé que la corruption détourne les fonds destinés à la réalisation des services socio-économiques de base que sont la santé, l’éducation, l’accès à l’eau potable, l’assainissement et le logement. Il a ajouté que la corruption dans les commandes publiques n’est pas seulement une question d’argent, elle peut coûter des vies humaines. D’après lui, des drames peuvent survenir à la suite de l’effondrement d’un ouvrage mal réalisé ou de l’administration des médicaments de qualité inférieure ou contrefaisant. Dans la lutte contre ce fléau, poursuit le président Aba, le secteur des marchés publics a bénéficié d’une abondante législation et d’une riche réglementation qui intègrent harmonieusement les règles d’éthique et de déontologie dans la commande publique. Ainsi, plusieurs textes législatifs et réglementaires ont été adoptés afin d’insuffler une nouvelle dynamique à la lutte contre la corruption dans le domaine des marchés publics. « La mise en œuvre de ces différents textes permettent d’assurer la transparence, la concurrence saine entre les candidats ou soumissionnaires, une prise de décisions fondée sur des critères objectifs et précis et l’exercice des voies de recours en cas de non-respect des règles de la commande publique », a dit le président Aba.
Le directeur général par intérim de l’ARCOP, Morou Aftar a rappelé que le gouvernement a adopté en 2019 le décret N0 2019-297/PR portant code d’éthique et de déontologie pour moraliser le secteur de la commande publique qui souffre à tort ou à raison de beaucoup de préjugés. Il a rappelé aussi que selon le rapport de l’Organisation de coopération et développement économique (OCDE) de 2016, « la passation des marchés publiques est l’une des activités gouvernementales les plus vulnérables à la corruption ». M. Morou a relevé que le gouvernement togolais a compris très tôt la dangerosité de ce fléau et a choisi de s’attaquer à ses racines à travers l’adoption de textes répressifs, destinés à empêcher sa propagation. Il a ajouté que cette formation vient renforcer tout ce dispositif et, comme s’il en était encore besoin, la nécessité pour chaque citoyen d’exercer son droit de veuille et de contrôle citoyen.
ATOP/SED/GMM






