Lomé, 28 avr. (ATOP) – Un atelier de validation du rapport de la cartographie des acteurs, des structures d’accueil et de prise en charge des victimes de traite des personnes au Togo ainsi que d’analyse diagnostique du système de référencement des victimes s’est tenu, les 22 et 23 avril à Lomé.
Organisé par l’agence expertise France, cet atelier entre dans la mise à œuvre du « Projet régional d’appui à la lutte contre la traite des personnes dans les pays du Golfe de Guinée » dans six pays (Guinée Conakry, Côte d’Ivoire, Ghana, Bénin, Nigeria, Togo), pour une durée de 4 ans (2019-2022).
Au-delà de la validation du rapport de la cartographie et de l’analyse diagnostique du système du référencement, cette rencontre a aussi permis aux participants d’apprécier le niveau d’atteinte des objectifs de la mission et d’affiner les recommandations de l’étude.
Le rapport validé comporte un cadre juridique, politique et stratégique ; les perspectives et des recommandations à l’endroit du gouvernement, de la société civile et des partenaires techniques et financiers. Le système de référencement des victimes de traite des personnes au Togo est, quant à lui, composé des institutions, acteurs et mécanismes relevant des secteurs de la sécurité, de la justice, du social, du médical et de l’éducation, ainsi que des acteurs communautaires. Il vise à apporter des solutions pour la prévention, la poursuite, la protection et la réhabilitation des victimes de la traite.
Le directeur général de la protection de l’enfant, Kondoh Kandale a fait savoir que la traite des personnes est devenue un sujet inquiétant au Togo qui est à la fois un pays d’origine, de transit et de destination des victimes qui sont majoritaires des femmes et des enfants. Il a pour cela rendu hommage à la délégation de l’Union Européenne, l’ambassade de France et aux coordonnateurs dudit projet, qui depuis quelques années s’investissent inlassablement aux côtés des gouvernements des Etats du golfe du Guinée et des acteurs de la société civile de ces pays pour la lutte contre le phénomène de traite des personnes.
L’attaché de Coopération-adjoint au conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France au Togo, Taheri Mazar a précisé que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que les personnes victimes de traite ne servent que pendant 3 à 4 ans en bonne santé. Il a souhaité que les structures de prise en charge des victimes augmentent pour accompagner psychologiquement les victimes par des équipes formées à ce type de traumatisme.
ATOP/OAF/AR






