
Lomé, 9 sept. (ATOP) – Une signature de convention de crédit portant sur la réalisation d’infrastructures de protection côtière sur la section du littoral s’étendant sur 7 kilomètres de Gbodjomé à Agbodrafo est intervenue, le vendredi 8 septembre à Lomé, entre le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, l’ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau et la directrice de l’Agence française de développement (AFD) au Togo, Mme Zolika Bouabdallah.
Par cette convention, l’AFD met à la disposition de l’Etat togolais un montant de 35 millions d’euros soit 22,9 milliards de FCFA sous forme de prêt bonifié, qui vient compléter le programme mise en œuvre par la Banque mondiale : WACA ReslP Togo, un programme de gestion du littoral ouest-africain. Les documents ont été paraphés en présence du ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, Katari Foli-Bazi.
Ce programme contribue à la résilience des écosystèmes côtiers togolais et des communautés qui en dépendent par la mise en place d’une gestion intégrée et durable des zones situées entre Aného et Gbodjomé. Il prévoit des investissements physiques et sociaux, à travers le financement d’infrastructures de protection côtière et de lutte contre les inondations, la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature, l’appui aux structures de concertation locale et le financement d’activités génératrices de revenus au profit des communautés.
Le programme prévoit également le renforcement du cadre politique et institutionnel autour de la gestion des zones côtières au Togo, en particulier par des appuis aux ministères sectoriels, la mise en place d’un système d’alerte précoce et le soutien à l’observatoire national côtier.
Le ministre Yaya s’est réjoui de la signature de l’accord de crédit avec l’AFD avant de souligné que le gouvernement fait de la lutte contre l’érosion côtière, une grande priorité à travers la mise en œuvre de sa feuille de route 2020-2025. « La mise en œuvre des projets des axes 1 et 3 de cette feuille de route illustre cette ambition en mettant ainsi l’accent sur le développement de la résilience des populations confrontées aux effets des changements climatiques. Face aux problèmes de l’érosion côtière, le gouvernement togolais a entrepris ce vaste programme de protection côtière », a-t-il dit.
La protection côtière, une priorité du gouvernement
Le ministre des Finance a remercié la France et les autres partenaires pour leurs engagements à accompagner le Togo sur ce programme de protection de la côte. « La protection côtière concerne toute la population de Grand Lomé et tout le pays. Tous les habitants de la planète sont bénéficiaires de la protection côtière. C’est un programme intégré qui ne concerne pas seulement le Togo mais un nombre de pays de l’Afrique de l’ouest qui partagent les mêmes préoccupations et les mêmes défis. Lomé est en dessous du niveau de la mer si on ne protège pas la côte c’est tout Lomé qui est confronté à ce défi c’est pour cela que le gouvernement a fait de ce projet une priorité », a expliqué M. Yaya.
L’ambassadeur de France a indiqué qu’au Togo, les travaux d’aménagement ont été lancés en fin d’année 2022 à Aného. Moins d’un an plus tard, a-t-il poursuivi, c’est un honneur d’être à vos côtés pour signer cette convention de financement afin d’assurer la poursuite de ce chantier.
« Ce programme West African Coastal Areas (WACA) nous rappelle un principe fondamental qui guide notre action à vos côtés : 1’importance d’une approche globale et partenariale pour répondre aux défis du développement durable et de la préservation de l’environnement », a-t-il confié.
L’initiative WACA a été développée par la Banque mondiale pour répondre aux défis de l’érosion côtière de la Mauritanie jusqu’au Nigéria, par la mise en place d’une gestion intégrée et durable des zones côtières. « La France à travers l’AFD et le Fonds Français pour l’Environnement Mondial est un partenaire stratégique de cette initiative et des pays concernés : en Mauritanie, au Sénégal, récemment au Bénin, et aujourd’hui de manière plus diligente au Togo, en réponse à la demande du gouvernement togolais ».
Au Togo, 18 km de travaux d’Aného jusqu’à Agbodrafo, sont quasiment achevés. « Le gouvernement a souhaité poursuivre les travaux sur les 7 km de côte entre Agbodrafo et Gbodjomé. La signature de cette convention de financement est un prêt très concessionnel, et l’expression de la très forte dynamique de coopération entre le Togo et la France », a conclu l’ambassadeur de France au Togo.
ATOP/TD/DHK






