
Sotouboua, 31 oct. (ATOP) – Soixante (60) femmes et jeunes filles vulnérables et victimes des violences de la transhumance des préfectures de Tchaoudjo et de Sotouboua ont pris part, du 28 au 30 octobre à Sotouboua, à une session de formation entrepreneuriale et de sensibilisation sur la transhumance.
C’est une initiative de l’association « Amagan », en partenariat avec le Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL). Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Paix et sécurité dans les préfectures de Tchaoudjo et de Sotouboua ».
L’objectif est de renforcer les capacités des participantes à mieux se prendre en charge, à travers l’initiative ou le renforcement de leurs activités génératrices de revenus (AGR). Il est également question de les sensibiliser sur la transhumance afin qu’elles contribuent par la sensibilisation à renforcer le dialogue et la paix entre éleveurs et agriculteurs pour la prévention et la gestion des conflits entre les deux parties.
Les bénéficiaires pour la plupart, victimes des violences liées aux conflits entre éleveurs et agriculteurs, sont formées sur la fabrication du savon liquide de lessive et du savon antiseptique à base de moringa et du curcuma pour traiter la peau. Elles ont également appris la fabrication des savons « Si je savais » et éclaircissant à la carotte ainsi que le perlage.
A la fin de la formation, chaque participante a reçu une attestation, un moyen d’encouragement pour appliquer ce qu’elles ont appris et valoriser leur savoir-faire.
Le président de l’association « Amagan », Osseni Souleman a indiqué que la transhumance est un sujet complexe qui a souvent été associé à des conflits entre éleveurs et agriculteurs. C’est ce qui, selon lui, justifie ce projet qui entend contribuer à la préservation de la paix et de la sécurité dans les deux préfectures susmentionnées. Le président a exhorté les participantes à s’organiser en association ou en coopérative pour mener des AGR, à travers la formation reçue, et à œuvrer pour apaiser les conflits entre agriculteurs et éleveurs dans leurs localités respectives.
Mme Ahè Tchilalo Pélagie, ménagère à Kazaboua, s’est dite privilégiée de suivre cette formation qui va lui permettre de fabriquer d’abord du savon pour sa famille et très bientôt pour le commerce et gagner sa vie avec.
Créée en 2007, l’association « Amagan » a son siège à Lomé. Elle intervient dans les domaines de l’agriculture, la musique, la formation et le tourisme.
ATOP/BTP/MEK






