
Lomé, 10 déc (ATOP) – Handicap international en partenariat avec le ministère en charge de la Santé a organisé, le mercredi 10 décembre à Lomé, un atelier de clôture sur le projet « Santé mentale et soutien psychosocial (SMSP) ».
L’objectif est de présenter les principaux résultats, partager les bonnes pratiques, identifier les défis de durabilité et valider un plan d’action concerté visant à garantir la continuité des acquis au-delà du financement.
Le projet SMSP, financé par l’Agence française de développement (AFD) est mis en œuvre au Togo depuis 2022, dans les régions des Savanes et Maritime. Il a pour objectif de renforcer les dispositifs communautaires de prévention et de réponse afin de faire de la santé mentale une responsabilité collective.
Au cours des quatre années d’intervention, le projet a renforcé 161 acteurs communautaires, formé et accompagné 126 professionnels de la santé et du social. Plus de 27 000 personnes ont été sensibilisées, 2 401 bénéficiaires ont reçu un accompagnement direct, incluant écoute, soutien psychosocial et réinsertion. Des groupes de soutien et des associations d’usagers ont été structurés et portent désormais la voix des usagers dans leur communauté. Plus de 250 personnes, principalement des femmes, ont pu relancer une activité génératrice de revenus et renforcer leur autonomie. Sur le plan institutionnel, la santé mentale communautaire a été intégrée dans le manuel de formation des Agents de santé communautaire (ASC), garantissant la continuité de l’approche.
Cependant des défis restent « réels » : dans plusieurs localités, les dispositifs de prévention manquent encore, le contexte sécuritaire au nord a limité certaines activités, les croyances et les pratiques discriminantes perdurent. Enfin, la mise à l’échelle nationale de l’approche communautaire exige un appui renforcé des partenaires ethniques et financiers.
Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer les compétences des ressources humaines spécialisées et la sensibilisation communautaire. Ils ont aussi recommandé d’intégrer davantage la santé mentale dans les services de santé primaire et de maintenir les actions de sensibilisation pour réduire la stigmatisation.
La représentante du secrétaire général du ministère en charge de la Santé, Dr Christelle Nikièma a indiqué que les progrès réalisés grâce au projet démontrent qu’avec une approche communautaire et un partenariat solide, « nous pouvons améliorer la prise en charge des personnes en détresse psychologique ».
Le responsable pays de Handicap international/Humanité & Inclusion, Georges Attati, a fait savoir que ce projet a permis de créer des relais communautaires, de former des professionnels et d’ouvrir des espaces d’écoute où les populations se sentent enfin entendues et accompagnées. Il a précisé que « les outils développés et les compétences acquises continueront de servir bien au-delà de la durée du projet ».
ATOP/AO/SED






