Sokodé, 20 août (ATOP) – L’Association des femmes musulmanes unies pour la compassion, l’amour et la bienfaisance (AFMUCAB) a offert, le vendredi 19 août à Sokodé, des fournitures scolaires à 31 élèves du secondaire vulnérables dont 26 filles de la commune de Tchaoudjo 1, en prévision de la rentrée des classes en septembre prochain.
Ce geste, réalisé avec le soutien financier de son partenaire, M. Günther Rass, vivant en Allemagne, s’inscrit dans le cadre de son projet « Zéro grossesse précoce en milieu scolaire dans la commune de Tchaoudjo1 ». Il vise à encourager ces apprenants surtout les jeunes filles à poursuivre leurs études dans de bonnes conditions et assurer leur réussite. Chaque élève a reçu des cahiers et une enveloppe de 4000 F CFA destinée à l’achat de tenue de sport ou du payement des frais parallèles exigés dans leurs établissements.
A l’occasion, la chargée de communication à l’ONG ADESCO (Appui au développement et à la santé communautaire), Mme Lamkoudjoou Mèlèssiwè a sensibilisé ces élèves sur la prévention des grossesses précoces et sur les Maladies Sexuellement Transmissibles (MST). Elle a insisté sur l’abstinence ou à défaut l’utilisation correcte des moyens contraceptifs pour se prémunir du VIH Sida, et des MST.
Les grossesses précoces en milieu scolaire, un phénomène alarmant
La présidente de l’AFMUCAB, Azia Ouro-Wassara Wébi a déclaré que le phénomène de grossesses en milieu scolaire est « alarmant » et pour l’année 2020-2021, on a enregistré 1.244 cas dans le pays selon les chiffres officiels. Elle a indiqué que ces grossesses non désirées conduisent souvent à l’arrêt brusque, voire l’abandon des études par ces jeunes filles ou au pire des cas par des invalidités ou des pertes en vies humaines, souvent causées par des avortements provoqués et pratiqués dans des conditions clandestines. « C’est pourquoi il est important de développer des mesures de prévention pour soutenir les efforts du gouvernement à combattre ce fléau en soutenant les communautés à faire face à ce phénomène pour protéger les filles scolarisées », a-t-elle dit. Azia Ouro-Wassara a témoigné sa gratitude à tous ses partenaires dont M. Günther Rass pour l’appui apporté à son association qui a déjà soutenu d’autres jeunes filles l’année dernière.
Pour la directrice du jardin d’enfants public de Kpangalam Ataworo/B, Mme Balaky Naka, le milieu éducatif a une responsabilité majeure en termes de prévention et d’éducation à la sexualité face à des parents souvent analphabètes et pour qui le sujet reste tabou.
Les membres du groupe de sensibilisation de l’AFMUCAB sur les grossesses précoces dans les établissements scolaires de la région Centrale, à travers, Mlle Gao Kadidja, ont demandé à leurs jeunes sœurs d’éviter, entre autres, des tenues sexistes qui exposent leur nudité, des maquillages excessifs, la compagnie des garçons et l’utilisation du téléphone avant l’obtention du Baccalauréat.
Les bénéficiaires, par la voix de Mlle Bawa Essoronda Marie-Solange, ont remercié l’association et son partenaire pour ce geste qui vient à point nommé les soulager. Ils ont promis mettre en pratique les conseils reçus et cultiver l’excellence pour mériter leur confiance. Ils ont prié M. Günther Rass et d’autres partenaires de continuer par appuyer l’AFMUCAB pour l’atteinte de ses objectifs.
Créée en 2009, AFMUCAB est une association de développement durable qui œuvre dans l’hygiène, l’assainissement et la propreté des lieux publics. Elle intervient également dans le reboisement, la mobilisation des fonds et la promotion de la femme. Elle dispose d’un mini-centre d’écoute et conseils pour la prévention et gestion des cas de grossesses des jeunes filles en milieu scolaire.
ATOP/MEK/AJA






