
Kpalimé, 10 août (ATOP) – « Les sciences et technologies ne sont pas des disciplines réservées aux garçons. Mais elles sont des outils puissants pour transformer nos sociétés, résoudre les défis climatiques, sanitaires, technologiques et sociaux », dixit la coordinatrice du Système des nations unies, Mme Coumba Dieng Sow lors de la clôture du 7è « Camp des sciences pour jeunes filles scolaires ».
Pour Mme Sow, 75 % des emplois futurs nécessiteront des compétences en sciences et les filles ne doivent pas en être du reste. Citant l’ancienne présidente de la République de Liberia, elle a déclaré que « si les rêves ne font pas peur c’est qu’ils ne sont pas encore assez grands ».
Deux thématiques principales adossées au Pacte pour l’avenir en 2024
En adoptant le Pacte pour l’avenir en 2024 au siège des Nations unies, les leaders du monde, notamment le président du Conseil, Faure Gnassingbé, y ont adossé deux thématiques principales : la question des technologies et du numérique mondial et celle des générations futures. Mme Sow a rappelé l’objectif de ce Pacte, celui de faire des jeunes des acteurs essentiels du changement. « Il invite à accélérer les efforts pour parvenir à l’égalité entre les sexes, l’égalité entre les filles et les garçons et engage les Etats à favoriser l’accès des filles aux compétences numériques et aux filières des Sciences, Technologies, Ingénieries et Mathématique (STIM) » a-t-elle fait remarquer.
Mme Coumba a ajouté qu’en 2024, avec l’appui des Nations unies, spécifiquement l’UNICEF, le Togo a franchi une étape importante en adoptant un référentiel national pour l’enseignement des sciences. A l’en croire « cette réforme vise à créer un environnement d’apprentissage plus inclusif, pratique et adapté aux standards internationaux ».
La coordinatrice a déploré le fait que les filles restent sous-représentées dans ces filières qui sont pourtant les piliers de l’innovation et du développement durable. Elle a partagé avec son auditoire deux parcours de femmes extraordinaires qui ont marqué le monde par leur engagement dans les sciences. Il s’agit de Mme Adolé Isabelle Glitho-Akueson, entomologiste et professeure de biologie à l’université de Lomé et Mme Germaine Kouméalo Anaté, première femme togolaise, professeure titulaire en sciences de l’information et de la communication.






