
Lomé, 20 août (ATOP) – L’initiative mondiale « Early Warning for All » en français « Alerte précoce pour tous », a été lancée le jeudi 20 août à Lomé lors d’un atelier.
Cette initiative enclenchée en 2022 par le Secrétaire général des Nations unies d’alors, vise la protection des habitants de la planète par des systèmes d’alerte précoce, où qu’ils soient, en particulier les populations vivant dans les zones vulnérables.
Le démarrage de ce système au Togo fait suite aux fortes précipitations ayant affecté plusieurs pays de la sous-région au cours du mois de juin, rappelant que la protection des populations commence avant la catastrophe. Il permettra au pays de renforcer son système d’alerte face aux catastrophes.
L’atelier permettra aux participants d’élaborer durant deux jours, une feuille de route nationale réaliste et opérationnelle, avec des responsabilités bien définies. Un calendrier précis avec des indicateurs permettant de mesurer les résultats, sera défini.
Le coordonnateur Afrique du pilier 3 de l’initiative, Manuel Tahyo, a expliqué que ce système s’appuie notamment sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, en particulier la téléphonie mobile, pour alerter à temps, les populations se trouvant dans les zones vulnérables. « L’alerte se fait par un système de diffusion cellulaire qui alarme les populations en cas de catastrophe imminente. On utilise également les autres canaux traditionnels pour communiquer », a-t-il expliqué.
Le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le Commissaire divisionnaire de police Kadja Hodabalo-Pitemnéwé, a insisté sur l’importance d’une chaîne d’alerte efficace, capable d’atteindre les populations à temps pour leur permettre de prendre les mesures appropriées. Il a fait savoir que l’enjeu de cette initiative est de construire une véritable chaîne nationale d’alerte, allant de la connaissance du risque jusqu’à l’action sur le terrain. « Notre ambition est celle du Président du Conseil, celle de faire du Togo un pays mieux préparé, mieux informé et mieux protégé face aux catastrophes », a-t-il souligné.
Pour le secrétaire général, le Togo doit désormais « passer de la réaction à l’anticipation, de la gestion de la catastrophe à la gestion du risque, de l’alerte comme information à l’alerte comme outil de décision et de protection ». Au-delà des systèmes, des technologies, des institutions, poursuit-il, y a une finalité qui doit guider l’action, celle de sauver des vies, de protéger les biens et de préserver les moyens de subsistance des populations.
La rencontre a réuni des autorités, des représentants d’institutions concernées dont la représentante-résidente du PNUD au Togo, Mme Binta Sanneh, des acteurs impliqués dans la prévention et la gestion des risques de catastrophes.
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