
Lomé, 13 mars (ATOP)-Les 7ᵉ Journées scientifiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), dénommées JSDC-7, ont pris fin le jeudi 12 mars à Lomé, après quatre jours d’échanges académiques, de communications scientifiques et de réflexions sur l’avenir de la recherche en Afrique.
La cérémonie de clôture, présidée par le ministre de l’Education nationale, Mama Omorou, a été marquée par l’adoption de la Déclaration de Lomé et la remise de prix aux lauréats dont les recherches ont été jugées les plus pertinentes par le jury scientifique.
Les JSDC-7 ont été couronnées par deux avancées majeures. La première concerne l’adoption d’une politique commune de recherche dans l’espace CAMES, matérialisée par la Déclaration de Lomé. Ce document constitue un appel renouvelé à renforcer la recherche scientifique sur le continent et à transformer les idées en actions, les engagements en politiques publiques et les ambitions en résultats concrets au service des populations et du développement de l’Afrique. Cet acte politique traduit un engagement collectif visant à harmoniser les politiques nationales de recherche et à faire converger ressources, talents et ambitions vers un objectif commun.

La seconde avancée concerne la stratégie prévue pour appliquer la politique commune et redynamiser la recherche. Cette stratégie repose notamment sur plusieurs structures et outils du CAMES, comme le Réseau des directeurs chargés de la recherche et de l’innovation (REDRIC), les Collèges des écoles doctorales du CAMES (CeDOC), les Programmes thématiques de recherche, innovation et développement (PTRID) et le CODEX, la base d’indexation des revues scientifiques du CAMES. D’autres mécanismes de valorisation et de financement de la recherche sont également prévus.
Au total, plus de 1.076 chercheurs, enseignants-chercheurs et responsables d’institutions universitaires de 19 pays membres du CAMES, ainsi que d’Allemagne, de France, du Canada, du Nigéria et d’Ethiopie ont pris part à cette rencontre scientifique d’envergure. Les travaux ont enregistré 981 communications scientifiques, dont 885 présentations orales et 96 communications par posters. Parmi elles, 870 ont été exposées en présentiel et 111 en ligne.
Le CAMES distingue ses chercheurs
Un moment phare de la cérémonie a été la remise de distinctions à cinq chercheures dont les travaux se sont distingués par leur originalité, leur rigueur scientifique et leur contribution aux problématiques de développement. Mlle Akou Enam Moto, pharmacologue à l’Université de Lomé, a remporté à la fois le prix de la meilleure communication orale et celui de la meilleure jeune chercheure.
Pour le jury, ces distinctions constituent un encouragement important pour les chercheurs, en particulier les plus jeunes, à poursuivre leurs travaux et à s’engager davantage dans la production scientifique. « Ces prix récompensent l’excellence, la rigueur et l’engagement au service du savoir. Ils adressent également un message à toute la jeunesse scientifique de notre espace », a déclaré le secrétaire général du CAMES, Pr Souleymane Konaté.

Par ailleurs, neuf enseignants-chercheurs ont été décorés chevaliers dans l’Ordre international des Palmes académiques du CAMES, en reconnaissance de leurs contributions à l’essor et au rayonnement de l’institution.
Le ministre de l’Education nationale a estimé que ces journées scientifiques ont démontré que la synergie entre les Etats, institutions académiques et partenaires permet de bâtir des dynamiques durables au service du progrès. « Les travaux auront permis de dégager des orientations stratégiques importantes pour l’avenir de la recherche dans notre espace académique. Ils auront notamment contribué à approfondir la réflexion sur l’harmonisation des politiques de recherche dans l’espace CAMES, à renforcer le dialogue entre universités, décideurs publics et secteur productif. Ils ont également permis de promouvoir la valorisation des résultats de la recherche et le transfert de technologies et de consolider les mécanismes de coopération scientifique entre nos institutions », a indiqué Mama Omouro.
Le secrétaire général du CAMES a appelé à renforcer les mécanismes de financement de la recherche et à mieux valoriser les résultats scientifiques afin d’éclairer davantage les décisions publiques. « La recherche scientifique n’est pas un luxe pour l’Afrique, mais la voie pour la véritable souveraineté et la prospérité, dans un esprit d’ouverture au reste du monde. Ensemble, œuvrons pour une recherche scientifique impactante, moteur de changements transformatifs, au service d’une Afrique plus forte, plus solidaire, plus résiliente et durablement développée », a-t-il souligné.
Les JSDC-7 sont placées sous le thème : « Quelle recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : vers une politique commune ambitieuse de recherche dans l’espace CAMES ? »
ATOP/AO/MG






