
Sokodé, 3 nov. (ATOP) – Des journées de réflexions sur les stratégies de réduction des décès maternels et néonatals au Togo ont réuni les cadres de la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (DSME) et les autorités sanitaires et politico-administratives de la région Centrale les 2 et 3 novembre à Sokodé. Elles sont couplées du lancement de la Journée mondiale de la contraception, édition 2023.
Le double évènement sanitaire est organisé par la DSME, à travers sa division de la santé maternelle et infantile et de la planification familiale. Il est réalisé avec l’appui technique et financier du projet ProSanté de la Coopération allemande mise en œuvre par la GIZ.

Les journées de réflexion ont permis d’analyser avec les acteurs clés la situation des décès maternels et néonatals dans la région Centrale et de briefer ceux-ci sur les facteurs de survenue des décès maternels et néonatals. Elles ont également donné lieu à des échanges sur les stratégies existantes pour la réduction des décès maternels et néonatals. Cette manifestation sanitaire a aussi servi de cadre pour développer des plans d’actions concrets pour la réduction des décès maternels et néonatals et pour obtenir l’engagement des acteurs.
La Journée mondiale de la contraception se célèbre le 26 septembre de chaque année. Le thème de cette année « Le pouvoir des choix » met en lumière le rôle essentiel des choix contraceptifs de chaque individu dans la prise en charge de sa santé reproductive.
Le préfet de Tchaoudjo, Col. Mompion Matéindou a souligné que malgré tous les efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers, les taux de mortalité maternelle, infantile et néonatale, sont légèrement réduits mais ne suivent pas les tendances prévues par les objectifs internationaux qui demandent de réduire de trois quart la mortalité maternelle et de deux tiers celle infantile. Cette situation interpelle tous et chacun doit apporter sa proposition pour la résolution de ce problème dans la région Centrale et donc dans le pays, a-t-il ajouté.
Le directeur de la Santé de la mère et de l’enfant, Dr Agossou Abram Amétépé a affirmé qu’il est indispensable que les autorités politico-administratives et les communautés soient imprégnés des facteurs de survenue de ces décès et qu’une réflexion sur les stratégies de réduction soit menée afin d’obtenir l’engagement souhaité de tous. C’est ce qui, selon lui, justifie ces assises. Le directeur a fait savoir qu’il y a un lien entre ces journées de réflexion et celle mondiale de la contraception parce qu’il a été démontré que la planification familiale bien conduite permet de réduire de 30% les décès maternels et infantiles.
La présidente de l’Association des sages-femmes du Togo, Mme Tchagnao Leyla a invité les femmes à s’approprier tous les programmes en leur faveur en recourant rapidement et systématiquement aux consultations prénatales dans les structures médicales agréées et en évitant les grossesses trop rapprochées ou trop précoces qui constituent un facteur qui favorisent ces décès maternels.
Le directeur régional de la santé Centrale, Dr N’Tapie Kassouta a appelé les parties prenantes à disséminer dans les communautés toutes les bonnes stratégies de réduction des décès maternels et infantiles issues de cette rencontre pour l’atteinte des objectifs visés.
Le coordinateur thématique Santé de reproduction et droits sexuels (SRDS) du projet Prosanté, Gnatou Gatibe Yendu-Suglpak a participé à cette concertation.
ATOP/MEK/KYA






