
Lomé, 9 sept. (ATOP) – À quelques jours de la rentrée des classes fixée au 15 septembre, l’affluence reste modérée dans les marchés de la capitale, a constaté, le mardi 9 septembre, un correspondant de l’Agence togolaise de presse (ATOP). Les cahiers, stylos, ardoises, sacs et uniformes scolaires s’écoulent progressivement, sans hausse notable des prix. Mieux, certains articles connaissent même une légère baisse, contrairement aux craintes nourries par les parents d’élèves.
Au marché d’Adawlato (Assigamé), l’un des plus grands de Lomé, les commerçants se disent satisfaits de la stabilité des ventes. « Cette année, les cahiers de 100 pages se vendent entre 1 200 et 1 300 FCFA le paquet, comme l’année dernière. Certains grossistes ont même réduit légèrement leurs tarifs pour attirer la clientèle », explique Kossi, vendeur de fournitures scolaires. Il ajoute que les stylos, ardoises et les divers ouvrages affichent également des prix constants par rapport à 2024.
Dans un autre marché au centre-ville, Totsi (Golfe 5), dame Afi, vendeuse d’uniformes scolaires, confirme : « les prix des articles sont presque maintenus sur les étalages. Le prix des tissus varie selon la qualité, mais un pantalon kaki reste accessible à partir de 1 500 FCFA ».
Un soulagement des parents
Malgré le contexte de vie chère où les ménages redoutaient une flambée des prix des fournitures scolaires, un certain soulagement est perceptible chez les parents. « J’ai trois enfants à scolariser. Je craignais une hausse, mais je constate que les prix n’ont pas changé. J’ai déjà pu acheter l’essentiel », témoigne Marguérite Mensah, rencontrée au marché d’Agbadahonou. Même constat pour Essoham Kpatcha, d’après qui « les fournitures sont accessibles, avec des prix similaires à Lomé et à Tsévié », ce qui facilite les achats aux parents.
L’appui de l’État
Afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages, le gouvernement, par l’entremise du ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, a intensifié ses échanges avec importateurs et distributeurs. La ministre Rose Kayi Mivedor-Sambiani a exhorté ces acteurs à harmoniser les prix de Lomé à Cinkassé, pour éviter les disparités régionales et garantir une concurrence saine. Avec des prix relativement homogènes des articles scolaires, la rentrée du 15 septembre augure de bonne nouvelle.
ATOP/MD/AJA






