
Au Togo, en dehors de l’actualité politique, économique et sociale, le vécu quotidien de la population est souvent également marqué dans son ensemble par une diversité d’événements qui captent l’attention du public. Il s’agit des faits divers. Ces faits divers, qu’ils soient tragiques, insolites ou simplement remarquables, reflètent la réalité sociale et économique du pays. Ils suscitent l’attention des médias et de la population. Voici un aperçu de quelques faits divers qui ont marqué l’actualité au Togo en 2024.
Les accidents de la route demeurent une préoccupation majeure des autorités du pays. Récemment plusieurs collisions ont été signalées sur les routes principales notamment entre Lomé et Kpalimé. Ces incidents sont souvent attribués à la conduite imprudente, au mauvais état des routes et à l’absence de signalisation adéquate. Ce qui amène les autorités à inviter les usagers de la route au respect des mesures de prudence pour une sécurité routière.
Ainsi, un accident mortel a eu lieu en début d’année sur la route nationale N°5, reliant Lomé à Kpalimé, causant la mort de plusieurs personnes. Ce tronçon en réhabilitation, est souvent le site d’accidents tragiques. Dans le courant du mois de janvier toujours, à Aouda (dans la préfecture de Sotouboua), trois apprentis menuisiers ont perdu la vie dans un autre accident de circulation, illustrant la dangerosité des routes togolaises.
Quelques mois plus tard, précisément le 16 septembre 2024, un grave accident de la route dans la matinée de ce lundi à Adanka, à la sortie nord de Wahala, dans (la préfecture du Haho) a fait trois morts et dix-sept blessés. Le drame est survenu suite à une violente collision entre un minibus de transport et un camion en panne stationné sur le bas-côté de la Route Nationale N°1. Parmi les principales causes, le non-respect des règles du code de la route, notamment les excès de vitesse, demeurent une problématique récurrente. Cette nouvelle collision vient encore rappeler les dangers auxquels sont confrontés les usagers de cette route très fréquentée.
Le week-end dernier, dans la nuit de dimanche 8 décembre 2024, un grave accident près de la station Sanol Wonyomé (dans la commune de Golfe 7 Lomé) vers 20h 30’a fait un mort sur le champ. Il s’agit d’un choc frontal entre une voiture et un motocycliste qui a coûté la vie à ce dernier.
En dehors des accidents de circulation, l’année 2024 a été aussi le théâtre de violences intercommunautaires dans certaines régions du pays. Des tensions intercommunautaires continuent d’affecter certaines régions du pays. Des affrontements ont été rapportés entre différentes communautés, souvent en raison de rivalités historiques ou de disputes sur des ressources d’eau ou sur des litiges fonciers. Ces violences entrainent dans la plupart des cas des pertes humaines et des déplacements de populations. C’est ainsi que à Dzolo (dans la préfecture de l’Avé), une jeune femme a été tuée lors d’une dispute avec son oncle, un incident tragique qui a choqué la communauté locale. A Kara (dans la commune de Kozah 1), un cordonnier a été victime de sévices infligés par des forces de l’ordre en stage dans la localité, soulevant des questions sur les abus de pouvoirs.

L’un des faits tragiques qui a le plus marqué cette année 2024, est celui de l’effondrement d’un immeuble à Sagbado (dans la commune de Golfe 7 Lomé). Cet immeuble de 5 étages s’est effondré à Sagbado, piégeant plusieurs personnes et entrainant des pertes humaines, dont le propriétaire, rentré fraichement de l’étranger, venait juste de passer sa première nuit dans l’immeuble. Cet événement a suscité une réaction immédiate du gouvernement. Selon des informations, le propriétaire de l’immeuble, un Togolais de la diaspora, venait tout juste de rentrer de l’étranger avant le drame. Malheureusement, il n’a pas survécu à cette tragédie. L’immeuble, dont la construction avait pourtant été suspendue par la mairie du Golfe 7 en mai 2023, son édification a été poursuivie en dépit des interdictions formelles.
Bien avant l’incident de Sagbado, une autre tragédie a eu lieu à l’usine Mousse Confort au Togo, le lundi 6 mai 2024. C’est l’effondrement d’un mur sur trois ouvriers, causant des victimes. Selon les informations, l’incident s’est produit après un violent coup de tonnerre, entraînant la chute du mur sur les travailleurs.
« Tout s’est passé très vite. Nous sommes arrivés pour travailler à 6 heures 30, et à peine 10 minutes après, le tonnerre a grondé suivi de l’effondrement du mur sur nous », a déclaré un témoin de l’événement. Deux des ouvriers ont réussi à sortir des décombres, mais le troisième a été gravement blessé, le mur s’étant effondré directement sur lui.
« Nous l’avons emmené d’urgence à l’hôpital où l’on nous a informés qu’il souffrait de fractures aux deux épaules. Cependant, lors de l’extraction des décombres, nous avons constaté des blessures au niveau de sa mâchoire, laissant craindre des dommages supplémentaires », a ajouté un autre témoin.
La police s’est rapidement rendue sur les lieux pour enquêter sur l’incident et évaluer les dégâts. Cette tragédie souligne une fois de plus l’importance de maintenir des normes de sécurité strictes dans les lieux de travail pour éviter de telles catastrophes. Les autorités locales sont appelées à enquêter sur les circonstances exactes de cet accident et à prendre des mesures pour empêcher qu’une telle tragédie ne se reproduise à l’avenir.
Le quartier de Sagbado dans (la commune de Golfe 7 Lomé) a été cette année le théâtre d’événements tragiques dont un incendie dévastateur qui a éclaté le mardi 18 juin 2024 dans une boutique de matériaux de construction. Le feu s’est déclaré en début d’après-midi, attirant rapidement l’attention des habitants du quartier. L’origine exacte du sinistre reste à déterminer, mais il a été confirmé que l’incendie a touché un entrepôt appartenant à une société spécialisée dans les matériaux de construction, à proximité de la station Sanol. Grâce à l’intervention des pompiers et les efforts des riverains, l’incendie a été contenu avant de se propager aux bâtiments voisins. L’entrepôt a subi d’importants dégâts matériels, et de nombreux stocks de matériaux détruits.
Un autre événement tragique et effroyable a attiré l’attention de la population le vendredi 11 octobre 2024, c’est la découverte à Attiégou Togo 2000 (dans la commune de Golfe 2 Lomé) d’un jeune homme décapité dans sa maison. Quartier habituellement paisible, Attiégou Togo 2000 s’est réveillé ce vendredi 11 octobre 2024 sous le choc d’un crime atroce. Un jeune homme a été retrouvé décapité dans sa propre maison, un acte qui a semé la stupeur et l’effroi parmi les habitants. Selon les premières informations, relayées par certains médias, le corps sans tête du jeune homme, qui vivait seul au moment des faits, a été découvert par des voisins alertés par l’absence inhabituelle d’activité. La tête de la victime a été entièrement sectionnée, et un couteau ensanglanté a été retrouvé sur les lieux, rapporte la même source. Les circonstances exactes du drame restent à clarifier.
Dans la soirée du lundi 14 octobre 2024, une moto transportant 200 litres de carburant frelaté prend feu à Lomé, le conducteur gravement brûlé. La scène s’est déroulée dans la soirée de ce lundi dans le quartier Kpala dans (la commune de Agoè-Nyivé 2), non loin du Carrefour la Paix. Un homme transportant 200 litres de carburant frelaté sur sa moto lorsque son engin a pris feu en pleine circulation. Le conducteur transportait huit bidons de 25 litres de carburant frelaté, soit un total de 200 litres. L’incident s’est produit vers 18h30, alors qu’il croisait un autre véhicule. Le choc, ou peut-être l’étincelle générée par le frottement, a causé rapidement l’incendie. Les flammes ont englouti la moto ainsi que son chargement, créant une scène de panique dans le quartier. Le conducteur, bien que brûlé, a réussi à s’extirper de l’incendie à temps grâce à l’intervention rapide des riverains. Il souffre de brûlures importantes sur une grande partie de son corps, mais il a pu être conduit d’urgence dans un centre de santé voisin pour y recevoir les premiers soins.
Un autre drame a créé la stupeur à Hahomégbé (dans la préfecture de Haho). Deux frères consanguins ont été égorgés le lundi 8 juillet 2024. Selon les témoignages recueillis depuis le village, les deux enfants sont partis au champ. A l’heure de la pause, comme d’habitude, ils devraient rentrer prendre leur nourriture, mais ils ne sont pas rentrés. C’est alors que la maman a décidé de les rejoindre au champ. Arrivée sur les lieux, l’infortunée dame ne retrouve pas ses enfants. Elle a commencé par les chercher dans les champs alentours. C’est alors qu’elle a retrouvé des traces de sang qu’elle a suivi jusqu’à découvrir dans les buissons les corps de ses deux enfants sans vie. Sous le choc, elle a ameuté les voisins qui ont accouru à son secours. Les recherches ont permis de mettre la main sur individu natif de la préfecture de Vo qui serait responsable du meurtre. Selon les informations, ce dernier souffrirait de démence. Alertées, les autorités de la ville se sont rendues sur le lieu du crime pour constater les faits et ouvrir une enquête.
Un autre drame à Sélédjimé dans le canton de Dagbati (dans la préfecture de Vo) plonge également tout un village dans la désolation. C’est la mort par noyade dans des étangs de trois jeunes garçons. Ces étangs remplies des eaux de pluies sont formés dans des fosses laissées par les extractions de phosphates. Suite à cette tragédie, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) a exprimé sa profonde tristesse dans un communiqué daté du 20 mai 2024. L’organisation déplore que ces fosses, issues des exploitations minières, n’aient pas été remblayées, créant ainsi des dangers mortels pour les habitants.
Un jeune cordonnier a été de son côté molesté par quelques éléments des forces de défense et de sécurité (dans la Kozah1), le mercredi 22 mai dernier. Selon les faits les agents ont débarqué dans l’atelier du jeune cordonnier lui intimant l’ordre de déverrouiller son téléphone. Ce dernier, ayant refusé de s’exécuter, ne comprenant rien de la situation, a été malheureusement molesté par les agents.

Les braquages à main armée ont encore fait parler d’eux cette année. Dans la nuit du dimanche 14 au 15 juillet 2024, aux alentours de 2h 30, un violent braquage s’est déroulé sur la nationale N°1 sur le tronçon Agbélouvé-Tsévié au lieu-dit Kouni (dans la préfecture de Zio). Selon les informations de la police, quatre individus armés de fusils et de machettes ont intercepté quatre véhicules : trois se dirigeant vers le nord du pays, et un quatrième venant en sens inverse. Un des véhicules, refusant de s’arrêter, a été la cible de tirs, le déséquilibrant et provoquant son renversement dans un ravin. Les malfrats ont sommé les occupants des véhicules de leur remettre tous leurs biens. Face à la résistance du chauffeur du véhicule accidenté, les assaillants l’ont sauvagement égorgé avant de prendre la fuite. Le bilan de ce braquage est lourd : deux morts un blessé. Les assaillants ont emporté un butin estimé à 962 100 FCFA et neuf téléphones portables.
Un autre a secoué la banlieue-Est de la ville de Lomé le jeudi 28 mars 2024. Il a fait un blessé grave par balles. Aux alentours de 17 heures, le quartier d’Akodessewa (dans la commune de Golfe 1) a été le théâtre d’une attaque menée par deux individus armés circulant à moto. Leur cible, un jeune homme également à moto, pris en chasse pour être dépossédé de ses biens. Comme lors des précédents incidents, les braqueurs, selon les témoignages, ont usé de tirs de sommation pour disperser les témoins et s’assurer une fuite sans entrave. Malheureusement, deux balles ont atteint un jeune passant qui se trouvait dans la zone au mauvais moment. Gravement touché à la poitrine et au dos, le jeune homme est resté au sol, souffrant pendant plus de 45 minutes avant l’arrivée des secours. Quant aux braqueurs, aucune information pour le moment sur leur sort et le montant de leur butin.
Un père de famille togolais perd la vie en avion à deux heures de réaliser son rêve de s’installer au Québec. Ce père de famille de 33 ans du Togo, perd tragiquement la vie dans l’avion qui devait le déposer à Montréal au début du mois, forçant son épouse à poursuivre seule leur projet commun. Le 7 mars dernier, Eli Yao Améyi, a péri dans le vol qui devait lui permettre d’atterrir ensemble avec son époux pour la première fois à Montréal, où ils planifiaient bâtir leur vie de famille. Le couple d’infirmiers cliniciens originaires du Togo, venait tout juste d’obtenir sa résidence permanente, explique Mme Koutsona la veuve. « Comme j’étais la requérante principale, j’accompagnais mon mari pour faire les papiers d’immigration à l’aéroport. Je devais rester ici quelque temps pour qu’on trouve un logement, et je serais retournée chercher les enfants », raconte la mère des deux enfants qui sont demeurés entre-temps auprès de leurs grands-parents. A quelques centaines de kilomètres aériens de la réalisation de ce rêve commun, tout a basculé. M. Améyi n’avait pourtant aucun souci de santé entre le Togo et l’escale en Belgique. Il s’était nourri et avait bu du vin. Seules quelques nausées et la température dans l’appareil l’auraient ennuyé, aux dires de son épouse. Il a toutefois été foudroyé d’un problème de santé alors qu’il se rendait à la cabine des toilettes. « Quand il s’est levé, il s’est écroulé devant le portail, et c’était fini », dit-elle. « Une dame a tenté de le réanimer. Elle lui a fait un massage cardiaque, mais il n’est pas revenu, poursuit la veuve. Une autopsie a été faite et on nous a dit qu’il avait été victime d’une embolie pulmonaire ». Le transporteur Air Canada a confirmé au Journal le décès d’un de ses passagers qui se trouvait sur son vol 833, ce jour-là.
Un autre drame a secoué le paisible village d’Attidjin (dans la commune de Avé 2) le lundi 11 mars 2024. Le corps d’un jeune homme de 28 ans a été retrouvé sans vie, pendu, suscitant l’émoi et la perplexité au sein de la communauté. L’incident a été rapporté par les médias locaux, soulignant l’aspect choquant de cette perte soudaine. La nouvelle a rapidement circulé dans la région, plongeant Attidjin dans le deuil et soulevant des questions quant aux raisons de cet acte tragique. Informé de la situation, le maire Ayawli Kwaku et d’autres élus locaux se sont rendus sur les lieux. Le jeune homme laisse derrière lui une femme et un enfant. La nouvelle de son décès a laissé la communauté sous le choc.
Un autre fait qui dépasse l’entendement, c’est celui d’une directrice d’école primaire de Kouvé (dans la préfecture de Yoto) qui a été accusée d’avoir agressé physiquement son adjoint. L’incident s’est déroulé le lundi 5 février 2024, créant un tumulte au sein de la communauté éducative. Selon des témoins, l’adjoint enseignait les élèves de CM2 lorsque sa directrice est entrée dans la salle, portant un document à signer. Face à son refus, argumentant qu’il voulait d’abord en prendre connaissance, la directrice aurait réagi de manière choquante en lui administrant une gifle devant les élèves. Suite à une plainte de la victime, une réunion a été organisée au sein de l’établissement. Après avoir entendu les deux parties, il a été décidé que la directrice soit sanctionnée dans les jours à venir. Par ailleurs, une demande d’explication lui aurait été adressée avant qu’elle ne soit conduite à l’inspection pour répondre de ses actes. L’adjoint, victime, sera transféré dans une autre école. Cette décision a suscité la désapprobation des élèves, certains envisageant de quitter l’école si cela se concrétisait. L’affaire soulève des préoccupations quant à la nécessité de maintenir un environnement éducatif sûr et respectueux au sein des écoles.
Une affaire à caractère insolite a été présentée dans la soirée du mardi 23 janvier 2024. Un messager parcourant les rues du quartier Bè-Kpota à Lomé (Commune du Golfe 1 Lomé) a révélé une situation choquante qui prévaut à la paroisse Maria Goretti. Un individu non encore identifié se plait à déféquer dans le temple de la paroisse. A en croire le messager, le panier à quête a servi de pot de toilette pour cet “énergumène” (comme l’ont qualifié certains) lors de sa dernière forfaiture. Au nom du Curé de ladite paroisse et des chefs quartiers, le messager muni d’un mégaphone, a sillonné les artères des rues du quartier Bè-Kpota et ses quartiers périphériques mettant en garde le responsable de ce comportement répugnant. Cette affaire fait l’objet d’une mise en garde. L’auteur de cet acte ignoble risque la prison, ont prévenu les responsables de l’église à travers le messager.
Un incendie s’est déclaré le mardi 3 septembre 2024 dans la soirée au marché de Kégué dans (la commune de Golfe 2 Lomé), en face du stade du même nom. Des flammes étaient visibles à plusieurs kilomètres. On ne connaît pas à cette heure l’étendue des dégâts ni l’origine du sinistre. Ce n’est pas la première fois que des marchés de la capitale sont victimes d’incendies. On se souvient des sinistres à Agoè-Assiyéyé (préfecture d’Agoènyivé, banlieue nord de Lomé) et à Hanoukopé (commune Golfe 4 à Lomé).
Un drame sans précédent a secoué l’établissement scolaire de Ségbé dans la commune de Golfe 7, dans la banlieue de Lomé, le jeudi 5 novembre 2024. Paul Yawotsè Kudo Atiglo, enseignant de mathématiques financières, s’est effondré en plein cours sous les yeux de ses élèves. Agé de 51 ans, il a été immédiatement pris en charge, mais son décès a été constaté peu après son transfert à l’hôpital.
Les faits divers, qu’ils soient tragiques ou surprenants, témoignent de la complexité de la vie au quotidien. Ils relèvent les défis auxquels les gens sont confrontés, tout en mettant en lumière des aspects culturels et sociaux.






