
Aného, 21 mai (ATOP) – Quarante-deux (42) cas d’abus sur des enfants dont 16 filles ont été recensés entre janvier et mars, a alerté la préfecture des Lacs. Ces chiffres ont été révélés le mardi 20 mai à Aného, lors de la première réunion trimestrielle du Cadre de concertation des acteurs de protection de l’enfant (CCAPE-Lacs).
Parmi les cas traités figurent des situations de maltraitance, la fugue, l’inceste, le viol, l’abus sexuel, la pédophilie, ainsi que des cas d’enfants vivant dans la rue ou abandonnés. La commune Lacs 3 a enregistré à elle seule 28 cas, contre 14 dans Lacs 1. Les communes Lacs 2 et Lacs 4 n’ont, pour l’instant, transmis aucune donnée.
Au-delà des chiffres, les membres du CCAPE-Lacs ont dressé un état des lieux des difficultés freinant la protection efficace des enfants. Il s’agit, entre autres, du manque de ressources humaines et matérielles; du silence des victimes lié aux pressions familiales, de l’absence de collaboration de certains parents ou tuteurs, ainsi que de la persistance de règlements à l’amiable pour “garder les liens familiaux, de bon voisinage et préserver la cohésion sociale”. La non-opérationnalité des cadres communaux de Lacs 2 et Lacs 4, pourtant essentiels pour la remontée des cas à la base, constitue aussi un frein à la protection des enfants.
Le vice-président du CCAPE-Lacs, M’bélo Ananbiréré, directeur préfectoral de l’Action sociale-Lacs, a appelé à une mobilisation renforcée et à des mécanismes de réponse plus efficients face à cette crise silencieuse.
ATOP/DK/SED






