
Dapaong, 19 fév. (ATOP) – Le district sanitaire de Tône a enregistré « une nette progression » de ses performances en 2025, avec 78 % de ses indicateurs programmatiques contre 43 % en 2024 et 41 % en 2023, a indiqué le directeur préfectoral de la Santé de Tône, Dr Hilim Péléké Mawaba, lors d’un atelier tenu les 18 et 19 février à Dapaong.
La rencontre a permis d’analyser les activités réalisées, identifier les acquis et les insuffisances, puis dégager les priorités pour la planification de 2026. La présentation du rapport d’activités a été suivie d’échanges sur la mise en œuvre du Plan d’action opérationnel (PAO) 2026.

Au total, 31 indicateurs sur les 40 monitorés dans le district ont connu une évolution positive. Sur les 113 activités programmées en 2025, 112 ont été exécutées, soit un taux de réalisation de 82 %. Sur le plan financier, 702.802.234 F CFA ont été mobilisés sur les 708.004.464 F CFA prévus (99,2 %). Les dépenses effectives se chiffrent à 698.125.779 F CFA, correspondant à un taux d’exécution budgétaire de 93,3 %.
Les avancées enregistrées concernent notamment la réduction de la mortalité et de la morbidité maternelle et infantile, l’amélioration de la fréquentation et de l’accessibilité des formations sanitaires, ainsi que le renforcement des capacités opérationnelles des centres de santé. Toutefois, des défis persistent, dont l’insuffisance de produits sanguins, la létalité maternelle liée à des causes obstétricales directes, le faible taux de villages certifiés « Fin de la défécation à l’air libre » (FDAL) et le nombre limité de personnes vivant avec un handicap bénéficiant de services de réadaptation.
Selon les données présentées, les principales causes de consultation et d’hospitalisation en 2025 demeurent le paludisme, la gastro-entérite et les infections respiratoires aiguës. Le district a enregistré 138 décès de bébés prématurés, 136 décès consécutifs à des accidents de la circulation (traumatismes crânio-encéphaliques) et 82 décès dus au paludisme grave. D’autres causes de mortalité, telles que l’insuffisance hépatocellulaire, les infections bactériennes du nouveau-né, l’insuffisance rénale aiguë et les péritonites, ont également été relevées.
Parmi les bonnes pratiques notées figurent l’organisation de revues communautaires dans les quatre communes de la préfecture, le renforcement du contrôle interne de la gestion financière dans les formations sanitaires et la mise en place d’un système local de motivation des agents de santé communautaire, basé sur la performance.
Le secrétaire général de la préfecture de Tône, Dr Sanwogou-Kombate Soukipièba, et le maire de la commune Tône 1, Mme Léne Nanwabe Mélanie, ont salué l’engagement des professionnels de santé, des équipes administratives et des partenaires œuvrant à l’amélioration des indicateurs sanitaires, malgré les contraintes.
Le directeur régional de la Santé des Savanes, Dr Atcha-Oubou Tinah, a félicité le district pour ses performances croissantes. Il a exprimé sa reconnaissance au Président du Conseil Faure Gnassingbé pour avoir érigé la santé en « priorité des priorités », à travers des actions concrètes.
Aux termes des travaux, des tableaux d’honneur ont été décernés à trois formations sanitaires et des certificats de satisfecit à trois Comités de gestion (COGES) pour leurs performances enregistrées en 2025.
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