Agoè-Nyivé, 11 nov. (ATOP) – L’association « Ensemble pour le développement inclusif » (EPDI) a échangé avec des femmes des groupements « Essoréké et Grâce plus » sur un ensemble de sujets relatifs à la santé, le mardi 10 novembre dans la préfecture d’Agoè-Nyivé.
Les échanges ont porté sur le respect des mesures barrières, le cancer du sein et les droits de la femme togolaise. Le but est de permettre aux femmes de ces groupements de connaître les pratiques d’hygiène édictées par le gouvernement pour éviter la contamination au coronavirus (Covid-19). Il s’est agi également de les sensibiliser sur l’existence du cancer de sein et des modes de prévention. La rencontre a aussi servi d’occasion pour entretenir ces femmes sur les droits dont elles peuvent bénéficier dans le cadre de leur vie conjugale.
Les discussions ont été dirigées par la présidente de l’association, Mme Ouro-Adoï Farrida. Elle a parlé des signes et symptômes de la pandémie de Coronavirus (Covid-19) et donné la situation de la pandémie en la date du 9 novembre à savoir 730 cas actifs, 1736 guéris et 57 décès. Mme Ouro-Adoï a invité les femmes à parler de la pandémie à leurs enfants, afin de les amener à respecter les mesures barrières à l’école.
Parlant du cancer du sein, la présidente d’EPDI a expliqué les manifestations de la maladie, précisant qu’il est une multiplication anormale des cellules dans les seins. Elle a cité les signes et symptômes qui sont, entre autres, la taille ou forme modifiée du sein, la rougeur, le ressentiment de la chaleur accrue au niveau des seins, l’apparition de la masse à l’aisselle, le mamelon inversé (tourné vers l’intérieur) et l’écoulement anormal (liquide nauséabonde) du mamelon. Elle a aussi énuméré les facteurs de risque qui sont, notamment l’hérédité, l’obésité, certains traitements hormonaux de la ménopause, la consommation de tabac, d’alcool et le manque d’activité physique.
L’oratrice a invité les femmes à pratiquer des exerces physiques, à manger sain, à pratiquer chaque mois l’autopalpation des seins et à se rendre dans un centre de santé si elles constatent la présence d’un nodule dans leur sein. Elle a précisé qu’un cancer de sein détecté tôt peut être totalement traité.
Les droits dont bénéficient les femmes légalement mariées ont été aussi abordés notamment les droits fonciers et successoraux. La présidente a expliqué aux femmes les voies de recours dont elles disposent lorsqu’elles constatent la violation de leurs droits en tant qu’épouse mariée. Elle a exhorté les femmes à sortir du concubinage en légalisant leur union, afin d’être protéger dans leur vie conjugale et bénéficier des avantages liés au foyer. Les droits successoraux ont été aussi abordés, afin de permettre aux femmes veuves de comprendre les procédures de succession et de défendre leur droit en cas de besoin.
A l’issue des échanges, des kits composés de détergents et de bavettes ont été offerts aux femmes présentes, dans le but de les amener à mettre en pratique les gestes barrières.
La responsable des groupements, Mme Dépkéya Akouwa a remercié l’association EPDI pour toutes actions engagées en faveur des femmes de la préfecture. Elle s’est dit satisfaite par les thèmes abordés et a souhaité que de telles rencontres se multiplient à l’avenir pour amener les membres de ses groupements à être suffisamment outillées pour vivre pleinement leur vie.
ATOP/AR/OAF






