
Lomé, 12 juin (ATOP) – Intervenant lors du 3ᵉ congrès national de la Société de cardiologie du Togo (SOCART) consacré à la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) tenu les 11 et 12 juin à Lomé, le médecin anesthésiste-réanimateur au CHU Campus de Lomé, Dr Randolph Lonlongnon, a évoqué les gestes essentiels à adopter face à un arrêt cardio-respiratoire.
Selon Dr Randolph, la réanimation cardio-pulmonaire intervient lorsqu’une personne est victime d’un arrêt simultané du cœur et de la respiration. La victime devient alors inconsciente et ne présente plus de signes vitaux apparents. « Lorsqu’on est face à une personne inerte, il faut vérifier si elle respire et si son cœur fonctionne encore. Si ce n’est pas le cas, on est en présence d’un arrêt cardio-respiratoire et il faut agir immédiatement, en une minute plus précisément », a expliqué le médecin.
Pour le réanimateur, la prise en charge ne relève pas uniquement des professionnels de santé. Des gestes simples peuvent être entrepris par toute personne présente sur les lieux avant l’arrivée des secours, pas besoin d’aucun matériel médical, ajoute-t-il.
Le massage cardiaque, premier réflexe vital

Le Dr Randolph insiste sur l’importance du massage cardiaque dès les premières secondes. « Les minutes sont comptées. Une minute perdue peut compromettre les chances de survie du patient. Après quelques minutes sans oxygénation, le cerveau subit des dommages irréversibles », a-t-il indiqué. Il recommande de lancer un appel à l’aide ou d’alerter les secours tout en commençant immédiatement les compressions thoraciques. « Il ne faut jamais abandonner la victime pour aller chercher du secours. On peut appeler à l’aide tout en poursuivant le massage cardiaque », a-t-il précisé.
Le spécialiste rappelle que cette technique de secourisme est accessible à toute personne formée et constitue souvent le premier maillon de la chaîne de survie.
Une prise en charge renforcée dès l’arrivée de secours spécialisés jusqu’à l’hôpital
Si le massage cardiaque est essentiel en phase pré-hospitalière, la prise en charge devient plus spécialisée à l’arrivée des secours jusqu’à l’hôpital. « En milieu hospitalier, nous pouvons dégager les voies aériennes, procéder à une intubation avant d’utiliser des appareils de ventilation pour suppléer la respiration du patient pendant que nous recherchons et traitons la cause de l’arrêt cardiaque », a expliqué Dr Randolph Lonlongnon.
Le médecin souligne que les causes d’un arrêt cardiaque sont multiples. Elles peuvent être liées à une maladie cardiovasculaire, au diabète, à un traumatisme ou encore à un accident de la circulation. « Personne n’est à l’abri d’un arrêt cardiaque. Il peut survenir brutalement chez toute personne et dans diverses circonstances », a-t-il averti. Pour le spécialiste, la sensibilisation du public aux gestes de premiers secours demeure un enjeu majeur de santé publique. Une intervention rapide des témoins avant l’arrivée des équipes médicales peut considérablement augmenter les chances de survie des victimes d’arrêt cardio-pulmonaire.
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