Kpalimé, 4 oct. (ATOP) – L’ambassadrice de France au Togo, Mme Caballero Jocelyne a effectué, les 1er et 2 octobre, une visite de travail à Kpalimé, dans la commune de Kloto1.
Cette visite s’inscrit dans une série de déplacements dans les communes les plus importantes du pays. Elle a permis à l’ambassadrice de France de faire le point de la mise en œuvre du processus de la décentralisation enclenché depuis 2019 au Togo et d’apporter son soutien à ce processus. C’était aussi l’occasion pour Mme Caballero et les autorités communales de Kloto1 d’échanger en vue de renforcer les relations dans le domaine de la coopération décentralisée, de la solidarité internationale et de promotion de la mobilité internationale. Il s’est agi pour le diplomate français de prendre la mesure des enjeux et défis, de rechercher ensemble avec les autorités communales des solutions aux problèmes afin d’améliorer les prestations de service aux citoyens. Il a été aussi question de voir comment la coopération française à travers l’Union européenne (UE) est mise en œuvre dans le cadre d’une programmation commune à l’UE ; d’explorer comment une collectivité française à travers la coopération décentralisée peut aider à apporter des réponses aux défis qui ont été relevés. Au cours des assises, l’ambassadrice de France, Mme Caballero Jocelyne a été élevée au rang de reine-mère de la ville de Kpalimé.
Cette rencontre de travail a également permis au diplomate français de visiter les projets propres à la ville. Mme Caballero s’est aussi renseignée sur les projets soutenus par la coopération européenne, par la coopération française, notamment l’usine de fabrication de savon dénommée ‘’Karikari’’ et par la coopération allemande. Elle a aussi été éclairée sur les projets qui sont les fruits de la coopération décentralisée dont ceux du jumelage entre une ville française Bressuire et Kpalimé. La diplomate s’est également rendue sur certains sites touristiques, telle que la cascade de Woamé, l’emplacement réservé à la maison du tourisme ; le centre artisanal, le monument de la ville, le marché château et le village de Hanyigba-Todzi.
A l’occasion, le préfet de Kloto, Assan Koku Bertin a remercié la France pour son appui aux actions de développement dans le Kloto 1 à travers l’Association de Jumelage Kpalimé Bressuire (ADJKB), fruit du jumelage avec la ville de Bressuire. « Nous avons beaucoup de défis à relever et nous aimerons compter sur l’appui de la France », a-t-il dit.
Pour l’ambassadrice de France les infrastructures qui sont en train d’être mises en place sont primordiales pour un bon développement économique de la ville de Kpalimé qui doit capitaliser ces atouts pour son rayonnement régional, pour le développement du commerce et du tourisme, sans oublier la préservation de son patrimoine naturel. « A Kpalimé j’ai pu constater que des travaux préparatoires déjà antérieurs à 2019 avaient été faits. Ce qui a facilité l’élan donné au développement local », a souligné Mme Caballero.
Après la visite de la cascade de Woame, l’ambassadrice de France a indiqué que ce qui distingue cette cascade des autres est son aménagement. « Elle est rendue plus accessible aux touristes et fait manifestement partie du plan de développement touristique de Kloto 1 et du Togo », a précisé Mme Caballero.
L’ambassadrice de France a rassuré de l’appui que son pays apportera pour le développement de ces différents secteurs soit directement soit indirectement à travers la coopération décentralisée. Elle a promis le soutien de la France, notamment en matière de formation des élus et du personnel administratif et technique.
Le maire de Kloto 1, Winny Yawo Dogbatsè a présenté à l’ambassadrice la carte postale de Kloto 1. Il a précisé que celle-ci a évolué sous plusieurs statuts depuis 1939 jusqu’à la mise en œuvre de l’effectivité de la décentralisation grâce à la loi N°2019-006 du 26 juin 2019 qui vient clarifier les dispositions relatives à la libre administration qui s’y trouvent.
Pour le maire, ce parcours avait permis à la commune d’acquérir certaines bonnes pratiques en démocratie locale participative. Il a ajouté que le développement local doit pouvoir s’appuyer sur une démocratie locale, qui permet aux citoyens de s’informer et de prendre une part active dans les décisions qui concernent leur espace de vie. « C’est un facteur de stimulation, de dynamisation et de motivation des citoyens, un gage de succès de développement local », a souligné M. Dogbatsè.
La rencontre s’est déroulée en présence du président de l’ADJKB, du chef canton d’Agomé-Kpalimé, du secrétaire général de la mairie. Etaient également présents, les différents acteurs et le personnel technique de la commune et des adjoints au maire.
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