
Rabat – Quelque 531 candidats à l’émigration irrégulière depuis Sebta, territoire espagnol enclavé en Afrique du Nord, ont regagné volontairement le Maroc au cours de la seule journée du jeudi 13 août, selon des sources marocaines.
Ce chiffre témoigne de la mobilisation des autorités marocaines pour faire face aux tentatives d’émigration irrégulière et sécuriser les frontières. Il s’inscrit également dans le cadre des efforts déployés par le Royaume pour lutter contre les réseaux d’immigration irrégulière et de traite des êtres humains, prévenir les franchissements illégaux des frontières et assurer une gestion respectueuse de la dignité des personnes concernées.
Le ministère marocain de l’Intérieur a indiqué que les autorités publiques ont pris les mesures nécessaires pour faire face à toute tentative de passage illégal vers les villes de Sebta et Melilla et interpeller les personnes impliquées. Dans une déclaration à la presse le mercredi 12 août, le porte-parole du ministère de l’Intérieur a précisé que des procédures judiciaires ont été engagées contre toute personne dont l’implication dans des actes contraires à la loi est établie, notamment celles soupçonnées d’inciter ou de participer à l’organisation de ces tentatives.
Dans ce cadre, plusieurs individus soupçonnés d’incitation ont été interpellés et soumis à des enquêtes judiciaires sous la supervision du parquet compétent. Le ministère a, par ailleurs, souligné que le dispositif de sécurité mis en place dans les zones proches des passages de Sebta et Melilla relève d’un système de veille permanent. Ce dispositif est régulièrement renforcé et adapté en fonction de l’évolution de la situation et des risques identifiés.
Les autorités marocaines estiment que la lutte contre l’émigration irrégulière et les réseaux de traite des êtres humains repose sur le principe de la responsabilité partagée. Elle nécessite, selon elles, l’engagement de l’ensemble des parties concernées et le respect de leurs engagements respectifs.
L’approche marocaine en matière migratoire repose sur un équilibre entre la fermeté à l’égard des réseaux criminels qui exploitent la vulnérabilité des migrants et le respect des droits fondamentaux des personnes. Elle privilégie notamment la coopération avec les pays partenaires, la prévention des flux irréguliers et la protection des migrants.
Le retour volontaire de ces 531 personnes intervient dans un contexte marqué par le renforcement de la coopération entre le Maroc et ses partenaires européens pour prévenir et contenir les flux migratoires irréguliers.
ATOP/La Rédaction






