
Lomé, 19 oct. (ATOP) – Les participants ont été conviés à un partage d’expériences du Togo en inclusion financière au troisième jour de la Semaine africaine de la micro finance (SAM) lors du panel clôturant les plénières le mercredi 18 octobre à Lomé.
Les plénières ont permis aux différents panelistes dont ceux du Togo de partager leurs expériences en matière de développement inclusif avec les participants.
Le directeur du centre africain de développement des technologies agro écologiques, Ihougan Koffi Dzifa a partagé l’expérience du Togo en matière d’irrigation. Il a indiqué qu’une ferme agricole d’Atakpamé utilise trois types d’irrigations pour sa production. Il s’agit de l’irrigation à bande perforée, l’irrigation goutte à goutte et l’irrigation par aspersion.
M.Dzifa a expliqué que les producteurs qui sont au bord des rivières ont besoin de l’irrigation à bande perforée et/ou l’irrigation par aspersion par contre les milieux où l’eau se fait rare, il faut l’irrigation goutte à goutte. Il a souligné que les agriculteurs travaillent pendant 6 mois de pluies et ils se reposent pendant 6 mois de sécheresse dans l’année.
Pour améliorer le travail des producteurs pour une abondance alimentaire, M. Dzifa recommande une canalisation pendant la saison des pluies afin d’utiliser cette eau pendant la période de sécheresse. Cette canalisation consiste à mettre des barrages de rétention d’eau. Cela permet d’avoir une action holistique, clé du développement de l’agriculture Climato-Smart.
M.Pilo Mikemina, enseignant-chercheur à l’Université de Kara (Togo) a, pour sa part, partagé avec les participants, la contribution de la micro finance au règlement des problèmes liés aux changements climatiques pour l’atteinte d’une sécurité alimentaire. Il a affirmé que la disponibilité, l’accessibilité, la stabilité, l’utilisation et la dimension culturelle sont les piliers classiques de la sécurité alimentaire.
M.Pilo a précisé que la micro finance doit innover ses produits et services financiers abordables afin qu’ils soient accessibles aux plus vulnérables qui œuvrent dans les projets verts. Il recommande une bonification sur le taux d’intérêt aux clients agriculteurs des microfinances du fait que leur crédit va vers les secteurs de résilience au changement climatique et à la sécurité alimentaire. L’enseignant-chercheur a souhaité un partenariat entre les institutions financières et les agriculteurs pour répondre aux besoins holistiques pour la sécurité alimentaire.
D’autres pays comme la République démocratique du Congo (RDC) ont aussi partagé leurs expériences en microfinance. Le directeur général du fonds pour l’inclusion financière en RDC a révélé qu’un crédit de développement à travers l’inclusion financière de micro, petites et moyennes entreprises est accordée aux populations actives à faibles revenus. Ce fonds a pour mission la réduction de la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie des populations. Il a souligné que ce fonds intervient dans trois domaines à savoir le renforcement institutionnel qui inclut la gouvernance, la stratégie et la transformation institutionnelle.
L’autre domaine abordé est le développement de produits spécialisés, notamment le financement agricole, le crédit habitat, le financement de l’éducation et le financement des énergies renouvelables. Le dernier domaine est l’accélération des innovations technologiques telles que le mobile money et l’efficience opérationnelle.
La SAM organisée conjointement par le gouvernement togolais et le gouvernement du Luxembourg a pour finalité de mutualiser les expériences pour une finance inclusive comme moteur de développement équitable et éco responsable.
ATOP/ GMM/TD






