
Lomé, 31 mai (ATOP) – La Société aéroportuaire de Lomé Tokoin (SALT) a initié, le jeudi 30 mai à Lomé, une simulation de sauvetage d’un crash d’avion dans la lagune de Bè, à l’occasion de la quatrième édition de l’Exercice du plan d’urgence à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma (EPULO 2024).
Cet exercice a permis d’évaluer l’efficacité et la rapidité des cellules d’intervention dans des éventuelles opérations d’urgence de sauvetage lors d’un crash d’avion. Il s’est agi aussi de mieux préparer les équipes à faire face aux situations d’urgence, conformément aux normes et exigences de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Les different acteurs ont renforcé la capacité de réponse des équipes de l’aéroport et des services de secours en cas de besoin.
Selon le scénario, le Bureau accueil et information (BAI) a annoncé à 7h 27min, au Centre des opérations d’urgence (CDOU) de l’aéroport, la perte du régime d’un moteur de l’avion «Epulo Airline» qui vient à peine de décoller de l’aéroport Gnassingbé Eyadéma avec 30 passagers et 3 membres de l’équipage. A 7h 32min, le BAI rappelle le CDOU pour lui annoncer le crash de l’avion dans la lagune de Bè. Tout juste après cette information, une réunion d’urgence a été convoquée par la permanence de commandement pour réunir toutes les cellules, entre autres, les cellules logistique ; opérationnelle ; infrastructure ; médicale ; accueil des passagers et communication, afin d’évaluer la situation et donner les directives pour permettre à ceux qui sont sur le front de sauver rapidement des vies.
Sur le lieu du crash, les populations riveraines tentent de sauver les victimes avant l’arrivée des sapeurs-pompiers qui ont pris le relais pour faire sortir tout le monde. Dans l’exercice de sauvetage, une personne noyée et une autre gravement brûlée ont été rapidement pris en charge et évacuées au centre de santé par une ambulance. Les autres rescapés ont été installés dans un poste médicalisé avancé où on dénombre 8 cas urgences, et les autres moins graves.
Les remarques sur le déroulement de la simulation
Le directeur général adjoint de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), le responsable de la cellule de sauvetage des accidents d’avions, Baramna-Boukpessi Djoguigou, le directeur général adjoint de SALT, Tchangani Michaël et le directeur de ASKY, Esayas Woldemariam, ont, tour à tour, apprécié le déroulement de l’EPULO 2024. Ils ont, toutefois, relevé certains manquements tels que la lenteur des secouristes sans civières, l’insuffisance des tentes de postes médicalisés avancés, la non-conformité du nombre des passagers à bords, l’insuffisance des tentes de postes médicalisés avancés non identifiables et le manquement des sapeurs-pompiers en déployant un seul canot de sauvetage.
Le commandant d’aérodrome de l’ASECNA, Atchrimi Kokouvi a indiqué que cet exercice a été réalisé pour éprouver l’EPULO qui consiste à démonter la capacité de sauvetage d’un accident en dehors de l’aéroport et dans l’eau. « On a eu à tester deux situations, ce qui a mis en exergue, la capacité des pompiers de la caserne de la ville, de comment déployer leurs moyens pour sauver les passagers en détresse dans l’eau et c’est cela qui a été fait en coordination avec les pompiers de l’aéroport » a-t-il dit. M. Atchrimi a relevé qu’avec le débriefing, les manquements constatés seront corrigés pour la prochaine fois avant de rappeler que l’importance de cet exercice est de se préparer pour les cas d’accident.
« EPULO 2024 » est une étape cruciale pour assurer la sécurité et la préparation face aux urgences aéroportuaires.
ATOP/SED/DHK






