Sotouboua, 19 août (ATOP) – Quarante et sept écogardes et agents forestiers du parc national Fazao-Malfakassa se sont familiarisés sur les textes juridiques en matière de conservation de la faune et de la flore lors d’un atelier tenu les 18 et 19 août à Sotouboua.
Cette formation a été organisée par le ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières, avec l’appui financier du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et du Fonds pour l’Eléphant d’Afrique (AEF). Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Réduction de l’impact de la pandémie de COVID-19 sur la conservation des éléphants dans le parc national Fazao-Malfakassa ». Cet atelier entend réduire les menaces et pressions des communautés locales sur les éléphants et leur habitat dans le parc Fazao-Malfakassa à travers l’amélioration de l’application de la loi en matière de conservation de la faune et de la flore. Il a permis aux écogardes et agents forestiers d’approfondir leurs connaissances sur le champ et les limites d’application de cette loi, la procédure d’interpellation et la mise aux arrêts des délinquants. C’était également l’occasion pour eux d’apprendre davantage sur la garde à vue, la détention provisoire ainsi que sur le déroulement du procès dans le respect des droits de l’Homme.
Les participants ont suivi une communication sur le fondement juridique international de protection des aires protégées avec un accent particulier sur les conventions et protocoles en matière de protection de la faune et son habitat. Ils ont également écouté des exposés sur le cadre juridique national de protection de la faune sauvage et sur l’écogarde et la procédure pénale.
Le préfet de Sotouboua, Pali Tchabi Passabi a indiqué que l’éléphant d’Afrique et son habitat constituent la préoccupation de tous les acteurs au développement. Il a fait savoir que la COVID-19 et ses conséquences ont entraîné un envahissement accru des aires protégées dont le parc Fazao-Malfakassa avec une exploitation abusive des ressources forestières. C’est pourquoi, selon lui, ce renforcement des capacités est à saluer parce qu’il permettra une meilleure application de la loi avec à la clé la réussite des poursuites judiciaires à l’encontre des braconniers et autres délinquants.
Le directeur régional de l’Environnement et des ressources forestières, région Centrale, Lt-Col. Affo Até Badjaniou a souligné que l’éléphant occupe une place primordiale dans les écosystèmes et dans la régénération des espèces végétales. « Sa disparition entraînerait celle de beaucoup d’autres espèces », a-t-il affirmé. Il a ajouté que l’éléphant offre une source de revenus aux Etats et aux populations locales à travers sa valorisation par l’écotourisme. Lt-Col Affo a exhorté les écogardes et agents forestiers à une meilleure application des textes pour réduire les conflits hommes-éléphants et entre gestionnaires qu’ils sont et riverains du parc afin d’améliorer la cohabitation avec les éléphants.
ATOP/BTP/CA






