
Sotouboua, 30 sept. (ATOP) – Le Haut-commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN) indemnise, du 29 septembre au 4 octobre à Sotouboua, les victimes non vulnérables des violences politiques de 1958 à 2005 des préfectures de Sotouboua et de Blitta.
Cette action du HCRRUN s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de la Commission vérité, justice et réparation (CVJR). Elle vise à réparer les blessures et soutenir les personnes ayant subi des pertes matérielles, des traumatismes ou des déplacements à la suite des violences politiques.
Le processus d’indemnisation qui est une étape vers la justice réparatrice, la réconciliation et la reconstruction des vies brisées, consiste à remettre des chèques aux victimes pour relancer leurs activités ou réparer leurs biens. Il s’agit également d’un accompagnement psychosocial pour favoriser la guérison émotionnelle ou panser les lésions traumatiques.
Le montant du chèque est encaissé le lendemain de sa réception et sa durée de validité est de 12 mois. Chaque chèque est accompagné d’un montant de cinq mille (5000F) en espèce pour le déplacement.
Le préfet de Sotouboua, Pali Tchabi Passabi a exprimé sa joie de voir ses administrés être soulagés de leurs gémissements dû aux troubles sociopolitiques des années 90. Il a témoigné sa gratitude au Président du Conseil, Faure Gnassingbé pour sa politique d’apaisement et de réconciliation. Il a appelé toute personne blessée à pardonner et à chercher à vivre dans la solidarité et la cohésion sociale pour que plus jamais ces violences n’arrivent plus sur le sol togolais.
Pour l’expert gestionnaire de la base de données au HCRRUN, Akué Gedu Adékué, sur 7400 victimes des exactions sociopolitiques de 1992 recensés dans les régions Centrale et Plateaux, seules 2255 victimes sont à indemniser pour cette semaine à Sotouboua. Les autres victimes seront indemnisées dans les programmes ultérieurs, a-t-il confié.
Les bénéficiaires ont, par la voix de leur porte-parole, exprimé leur soulagement et leur gratitude au HCRRUN et au Président du Conseil pour cette initiative salutaire qui vient apaiser leurs cœurs. Ils ont invité les uns et les autres à prévenir de nouvelles violences et exhorté tous à la paix, au dialogue et à la tolérance pour le développement harmonieux et durable du Togo.
Pour ce premier jour, seules les victimes des cantons d’Adjengré et de Niki Niki, dans les préfectures de Sotouboua et de Blitta sont prises en charge.
ATOP/BTP/MEK/DHK






