
Sotouboua, 9 mars (ATOP) – Les femmes de la préfecture de Sotouboua ont réclamé leur accès aux documents d’identification pour une meilleure participation au développement. La demande a été faite lors de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme (JIF) 2025 le samedi 8 mars à Sotouboua.
Cette célébration est placée sous le thème national « Accès des femmes aux documents d’identification pour une meilleure participation au développement ». Elle a été marquée par une caravane sur la nationale n° 1 pour chuter dans les jardins de la préfecture pour un meeting. C’est en présence des autorités civiles et militaires au-devant desquelles le préfet de Sotouboua, Pali Tchabi Passabi. L’occasion a permis de sensibiliser les femmes à cette problématique et de plaider pour que soit garanti à toutes un accès équitable aux documents d’identification.
Développant le thème, la secrétaire générale de la préfecture de Sotouboua, Mme N’dafidina Badénaka et la directrice préfectorale de l’Action sociale, Mme Awesso Amavi Lumière, ont souligné que l’accès à un document d’identification est plus qu’un simple besoin administratif et représente une reconnaissance officielle de l’existence de la personne, de son statut juridique et de ses droits civiques. Sans ce document, une femme risque de se voir exclue des mécanismes de développement, du marché de l’emploi ainsi que des services sociaux de base, ont-elles ajouté. Les deux oratrices ont exhorté leurs consœurs à se faire établir ces documents de base qui sont la naissance, la nationalité, la carte d’identité nationale ou d’électeur. Elles ont invité les femmes à faire établir les pièces de naissance à leurs enfants à la naissance et demandé l’appui des autorités dans l’obtention rapide et facile de ce document de base.
Le préfet a indiqué que le manque de document d’identification est un frein au progrès. C’est pourquoi le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé a mis en place des outils et des moyens pour palier ce manquement tout en continuant à investir dans des projets qui favorisent l’inclusion des femmes dans tous les aspects de la vie sociale et économique.
Des sages-femmes du Centre hospitalier préfectoral de Sotouboua, ont saisi l’occasion pour sensibiliser les femmes et les filles sur les risques et dangers des avortements clandestins. Elles ont aussi invité leurs consœurs enceintes à se faire consulter pour tout cas de saignement ou de malaise.
En prélude à cette journée, un match de football féminin a été joué sur le terrain du CEG Kpandiyo, le jeudi 6 mars. Il a mis aux prises une équipe des femmes fonctionnaires à celle des femmes du secteur informel pour leur permettre d’assouplir le corps pour la journée du 8 mars. Ce match, joué en 25mn x 2, a été soldé par zéro but partout jusqu’au coup de sifflet final.
ATOP/BTP/MEK/BV






