
Sotouboua, 9 mars (ATOP) – Les femmes de la préfecture de Sotouboua ont marqué, la Journée internationale des droits de la femme, par une caravane suivie d’une sensibilisation sur leurs droits et la santé féminine, le dimanche 8 mars.
Placée sous le thème, « Droits, justice, action pour les femmes et les filles », la célébration vise à rappeler l’importance du respect des droits de la femme et à promouvoir une citoyenneté active dans les différentes localités.
La caravane a démarré, dès les premières heures de la matinée, devant les bureaux de la ferme semencière de Sotouboua. Scandant des messages en faveur de l’égalité des sexes, les participantes ont sillonné des rues sous les encouragements de la population avant de chuter dans les jardins de GIPATO. Les manifestantes ont été accueillies par les autorités civiles et militaires au-devant desquelles le préfet de Sotouboua, Pali Tchabi Passabi.

Des sensibilisations ont été animées par les sages-femmes du Centre hospitalier préfectoral (CHP) de Sotouboua, Mmes Kadanga Hodalo et Korototcho Mazalo sur les cancers du col de l’utérus et du sein. Elles ont relevé les causes, les conséquences, les signes annonciateurs et les moyens de prévention de ces maladies qui deviennent, selon elles, mortelles si elles ne sont pas prises en charge très tôt. Des sketchs ont été également mis à contribution pour éclairer davantage sur la corrélation entre le respect des droits de la femme et le développement.
Le préfet Pali Tchabi a salué le rôle essentiel des femmes dans le développement d’une communauté. Il a souligné l’engagement des pouvoirs publics à renforcer les actions en faveur de l’éducation des filles, de l’entrepreneuriat féminin et de la protection des droits de la femme.
La directrice préfectorale des Solidarités, Mme Awesso Amavi Lumière a rappelé que cette célébration trouve ses origines dans les mouvements ouvriers féministes au début du 20e siècle en Amérique du Nord et en Europe pour revendiquer le droit de vote et les meilleures conditions de travail, expliquant que pour un travail égal, le salaire des femmes était inférieur à celui des hommes. Elle a exhorté ses consœurs à plus d’engagement et de solidarité pour faire progresser leurs droits. La directrice a aussi insisté sur l’importance de la cohésion sociale et de la participation active des femmes aux instances de prise de décision.
La célébration a pris fin dans une ambiance conviviale. Elle avait débuté le jeudi 5 mars par un match de football féminin joué sur le terrain du CEG Kpandyo. Il était question de renforcer la cohésion entre les femmes et de promouvoir le sport féminin dans un milieu où le sport est souvent dominé par les hommes. Les activités se sont poursuivies le samedi 7 mars avec une opération de salubrité publique qui a permis aux femmes de nettoyer le grand marché de Sotouboua.
ATOP/BTP/MEK/MD






