
Sotouboua, 28 jan. (ATOP) – Un atelier consacré au bilan du projet de mise en place d’une stratégie communautaire de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées dans les préfectures de Sotouboua et de Blitta s’est tenu le mardi 27 janvier à Adjengré.
Cet atelier est initié par l’ONG Association pour le parrainage et la formation des enfants démunis (APFED). Il a reçu les appuis techniques de la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) et financiers de la coopération allemande à travers la GIZ dans son programme de Bonne gouvernance financière.
La rencontre a permis aux différents acteurs d’évaluer les actions déjà menées sur le terrain. Il était question également d’identifier les défis persistants et de définir de nouvelles orientations pour renforcer l’implication des communautés locales dans la lutte contre la corruption sous toutes ses formes. Les participants ont souligné l’importance d’une approche inclusive fondée sur la sensibilisation, la transparence et la responsabilisation des acteurs locaux.
Selon le directeur exécutif de l’ONG APFED, Missoou Kokouvi Laurent, la stratégie communautaire utilisée repose sur plusieurs axes majeurs dont, la formation de 99 relais communautaires, 70 fonctionnaires et 150 leaders des organisations de la société civile pour une cible totale de 4350 personnes sensibilisées et 825 formées. Elle s’est également focalisée sur la mise en place de mécanismes locaux d’alerte et de plainte, la sensibilisation des citoyens à leurs droits et devoirs ainsi que le renforcement de la collaboration entre autorités et communautés. L’orateur s’est réjoui de l’atteinte de tous les objectifs et a invité les acteurs à s’investir pour préserver ces acquis. M. Missoou leur a également demandé de soutenir les réformes en cours dans le pays pour ensemble combattre à la racine le fléau.
Le secrétaire général de la préfecture de Sotouboua, Akakpo Nyamgoulamba, a salué ce projet de lutte contre les actes qui freinent le développement du pays. Il a réaffirmé l’engagement des autorités du pays en général et de celles des deux préfectures en particulier à faire de la lutte contre la corruption une priorité. Pour lui, la participation active des populations à ce projet constitue un levier essentiel pour instaurer une gouvernance locale plus transparente et équitable. M Akakpo a conclu en soulignant que cet atelier bilan marque une étape importante dans la consolidation d’une dynamique communautaire durable au service du développement local et de la confiance entre citoyens et institutions.
A l’issue de l’atelier, plusieurs recommandations ont été formulées. Les participants ont insisté sur la nécessité d’intensifier les campagnes d’information, d’impliquer davantage les jeunes et les femmes dans les initiatives citoyennes et de doter les structures locales d’outils adaptés pour assurer le suivi des cas signalés.
La rencontre a réuni les autorités administratives, les élus locaux, les leaders communautaires, des représentants de la société civile, les forces de sécurité ainsi que des partenaires.
ATOP/BTP/MEK/KYA






