
Sotouboua, 1er août (ATOP) – Vingt filles mères et jeunes femmes vulnérables de la préfecture de Sotouboua² sont en atelier de renforcement de leurs capacités sur les droits humains y compris la santé de la reproduction du 31 juillet au 02 août à Sotouboua.
Cet atelier de formation est une initiative du Groupe de réflexion et d’action, femme, démocratie et développement (GF2D), en partenariat avec l’ONG Care Bénin Togo et avec l’appui financier du Fonds féministes en action. Il s’inscrits dans le cadre du projet « Autonomisation des femmes et filles pour la réduction des violences basées sur le genre »
L’objectif est de contribuer à la réduction des violences basées sur le genre, à travers une meilleure connaissance des droits humains en matière de santé sexuelle et reproductive et à l’autonomisation économique des jeunes femmes vulnérables et filles mères.
Les participantes seront outillées sur les droits humains et égalité homme femme, sur la santé sexuelle et reproductive, la typologie des violences y compris les violences basées sur le genre (VBG), l’exploitation et les abus sexuelles. Elles seront également formées sur les outils de sensibilisation de groupe ainsi que sur la réalisation de plan d’affaires pour une bonne gestion des activités génératrices de revenus.
La secrétaire générale de la préfecture de Sotouboua, Mme N’Dafidina Badénaka a salué l’initiative de cet atelier qui vient en appui aux efforts du gouvernement en faveur de l’autonomisation de la femme en général et de la fille en particulier. Elle a indiqué que les normes sociales, la méconnaissance et le non-respect des droits des femmes sont des facteurs qui contribuent à la persistance des VBG. Mme N’dafidina a convié les participantes à dénoncer tous les cas de violences que subissent les filles et les jeunes femmes dans leurs communautés aux autorités.
La secrétaire générale de GF2D, Me Aguey Michèle Noussoessi a affirmé que la majorité des filles mères vivent dans des situations de précarité ou dans de familles monoparentales et d’autres encore sont dépendantes des auteurs de leur grossesse qui les soumettent à des violences psychologiques, physiques et économiques. Elle a précisé que ces filles mères qui sont, pour la plupart, des jeunes n’ayant pas terminé leur formation académique ou professionnelle, se retrouvent dans des activités informelles qui ne leur permettent pas de subvenir à leurs besoins et ceux de leurs enfants. « C’est pourquoi le GF2D a initié ce projet afin de contribuer au renforcement de la prévention des violences basées sur le genre et accompagner les femmes vulnérables et les filles mères pour la construction d’une vie économique autonome », a conclu la secrétaire générale.
Les participantes se réjouissent de participer à ce séminaire qui leur permettra, à terme, de s’engager davantage dans les actions concrètes qui promeuvent l’autonomisation de la femme dans leurs communautés.
ATOP/BTP/MEK






