
Tandjouaré, 30 mai (ATOP) – Le projet intitulé ‶Restauration des greniers des grottes de Nok″ est lancé, le jeudi 30 mai dans le village de Nok dans la commune Tandjouaré 2.
La cérémonie a mobilisé le directeur régional des Arts et de la Culture de la région des Savanes, Dr. Abi Essozimna, le chef de poste de police de Nano, adjudant Sama Aklesso, le chef du village de Nok, Laré Fitayi et d’autres chefs des villages environnants.
Le projet est une initiative de M. Koulbeme Mikabini, guide de patrimoine à Nok. Il a bénéficié de l’appui financier du Fonds national de promotion culturelle (FNPC) du ministère de la Culture et du Tourisme à hauteur de 500.000 F CFA.
L’objectif du projet est de restaurer deux greniers totalement démolis des grottes de Nok, de permettre au site de conserver son intégrité et sa valeur pour accroitre sa visibilité et de booster le tourisme dans la région des Savanes.
Les travaux vont durer une semaine et seront assurés par des spécialistes de la restauration pour reconstruire intégralement les greniers tels qu’ils se présentaient depuis des siècles sans aucune modification. Les greniers des grottes de Nok constituent une des richesses que les populations locales offrent au Togolais et à l’humanité toute entière. Les greniers sont construits, pour la plupart il y a plus de quatre siècles dans les grottes aménagées et ils permettaient de stocker des réserves de récoltes et de les mettre à l’abri des pillages et des incendies. Les greniers sont de trois types : des greniers en argile, des greniers en argile et pierres et des greniers en argile mélangée à la paille. Cette restauration prend en compte des greniers en argile et à paille.
Lesdits greniers sont un bien culturel et touristique inscrit sur la liste indicative du Togo auprès de l’UNESCO et fait l’objet de démarches pour son inscription au patrimoine mondial. Malheureusement, quelques-uns de ces greniers sont en dégradation avancée due à l’usure du temps et l’action anthropique, d’où la nécessité de les restaurer selon M. Koulbeme Mikabini.
Dr. Abi Essozimna a expliqué l’intérêt à conserver ce site : « nous devons préserver et conserver ces greniers afin que lorsque le site sera officiellement reconnu sur le plan mondial, le village puisse bénéficier de beaucoup de projets de développement pour résoudre un certain nombre de problèmes auxquels les populations locales sont confrontées ». ATOP/ BBG/GKM






