
Tandjouaré, 17 sept. (ATOP) – Des matches de football masculin et féminin et des prestations culturelles en faveur de la cohésion sociale se sont déroulés le mercredi 16 septembre à Tandjouaré.
Ces activités sont organisées par l’ONG « Alafia » dans le cadre du projet « Participation active des filles et femmes à la vie publique, politique et sociale de leurs communautés pour la cohésion sociale, la prévention des conflits et la consolidation de la paix au Togo ». L’objectif est de renforcer la cohésion sociale et la promotion de l’égalité genre dans la préfecture.

Les matches se sont joués entre des équipes formées spontanément pour l’occasion. D’une part des jeunes coiffeuses et couturières et d’autre part, des jeunes garçons de la localité, toutes ethnies confondues. Ces rencontres jouées dans un esprit de fraternité, de fair-play et de vivre-ensemble se sont soldées par un score nul et vierge de zéro but partout.
Les prestations de danses culturelles, ont quant à elles, permis de mettre en valeur le riche potentiel culturel local. La population a vibré au rythme des danses traditionnel du terroir, notamment le « Talkoudg », le « Komposiègue », le « Bambate » et la danse des boubous traditionnels, exécutés par les femmes de Tandjouaré, de Dodani et de Boulogou. Les femmes peuhles ont également offert une prestation de la danse « Hiro foulbé ».
A la fin de la journée, les quatre équipes de football sont reparties avec un trophée, des ballons, des médailles, des T-shirts et des enveloppes.
Le maire de Tandjouaré 1, Nam Pakindame a salué le recours aux activités sportives et culturelles comme moyen de rapprochement des communautés. Il a souligné l’importance de renforcer la cohésion sociale pour faire front à l’ennemi et combattre l’extrémisme violent. M. Nam a invité les participants à partager le message reçu et à signaler tout fait suspect aux Forces de défense et de sécurité (FDS), afin que la cohésion sociale, la paix, le vivre-ensemble et la solidarité règnent au sein de la communauté.
La directrice exécutive de l’ONG « Alafia », Mme Tatey Adzoavi Nyuito a relevé que les différences d’origines, de genre et de générations constituent une richesse pour la communauté. Pour elle, ces différences ne devraient pas être des éléments de division, mais au contraire une richesse à exploiter pour le développement de la localité, de la région et du pays.
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