
Tchamba 20 déc. (ATOP) – Les acteurs de la filière soja dans la préfecture de Tchamba ont été entretenus, le mardi 20 décembre, sur les dispositions prises par les instances de régulation de la filière pour une bonne réussite de la campagne 2022-2023.
Cette rencontre est à l’actif de l’Association nationale des commerçants exportateurs du soja au Togo (ANCES) en collaboration avec le Conseil interministériel de la filière soja du Togo (CIFS). Le but est d’amener les acteurs de la filière au plan préfectoral à respecter les consignes et dispositions en vigueur en matière de commercialisation du soja. Il s’est agi, notamment de rappeler à l’ordre certains acteurs qui font fi de ces dispositions, et les inviter à se mettre dans les rangs pour éviter d’être sous le coup de la loi.
Au cours des échanges, les participants ont été renseignés sur les différents arrêtés interministériels, les communiqués des ministères de tutelle et celui du CIFS qui régulent la commercialisation du soja. Ils ont débattu des difficultés qui engouffrent l’essor de la filière dans la préfecture, et planché sur des approches de solutions pour y remédier.
Le représentant du bureau national de l’ANCES, Yark Sougleman a rappelé aux participants quelques conditions à remplir pour s’impliquer dans la commercialisation du soja. « Il faut être membre de l’ANCES, et approcher le CIFS avec des documents requis afin d’obtenir l’agrément d’acheteur ou d’exportateur. Obligatoirement tout acheteur ou exportateur doit être détenteur d’agrément, et identifier tous ses agents collecteurs sur le terrain », a-t-il indiqué. M. Yark a souligné qu’un comité de fixation des prix a été mis en place et a pour rôle d’analyser les tendances des prix à l’international et les confronter aux réalités nationales pour définir un prix chaque deux semaines. Il a demandé à tous les acteurs de se fier en ce comité pour une meilleure organisation de la filière.
Pour le président préfectoral de l’ANCES, Missih Awossa cette rencontre vient à point nommé pour mettre de l’ordre dans cette filière. « On n’achète pas le soja comme on achète le maïs selon le prix du marché. Le soja se vend sur la base de calculs rigoureux en lien avec le prix du marché international. Nos bonnes femmes, nos commerçantes qui changent les prix à leur guise au niveau local risquent de s’endetter », a-t-il expliqué.
La rencontre a connu la participation des représentants des maires des 3 communes de Tchamba, des forces de l’ordre, et leaders communautaires.
ATOP/JK/MEK






