
Tchamba, 25 déc. (ATOP) – L’Association des rois des aires culturelles Koura, Kotokoli et Anii (ARACKA) a tenu sa 15ième assemblée générale, du 18 au 24 décembre à Kouloumi, dans la commune de Tchamba 2.
Ces retrouvailles sont à l’actif de ladite association qui regroupe des royaumes ayant le même patrimoine culturel de part et d’autre de la frontière bénino-togolaise. Elles ont pour but de renforcer les liens qui existent entre ces peuples et de plancher sur les actions à mener pour valoriser et pérenniser ce patrimoine culturel au profit des générations futures.
La rencontre a été marquée par des journées de réflexions entre les représentants des différentes délégations sur l’avenir de l’aire culturelle, leur contribution dans l’enracinement de la paix et la cohésion sociale, ainsi qu’à la lutte contre l’extrémisme violent dans les deux pays. Des réjouissances populaires et activités sportives ont également meublé l’évènement.
L’apothéose de cette célébration a connu la participation des autorités administratives, politiques, traditionnelles et militaires des deux pays, au-devant desquelles le préfet de Tchamba, Issaka Laguebande, le maire de la commune de Bassila (Bénin), Dr Zakari Tassirou, les rois de Bassila et de Kouloumi, majestés Atchiba II et Igodo I.
M. Issaka s’est rejoui de voir autant de monde réuni en un seul endroit pour manifester leur fierté d’appartenir à une même culture. Il a exprimé sa gratitude au roi de Bassila pour « cette belle initiative et pour son engagement permanent pour la cause de la culture des aires Koura, Kotokoli et Anii».
Dr Zakari a souligné que l’ARACKA est un creuset où se retrouvent les chefs traditionnels des trois aires culturelles, qui ont pour objectif, la succession apaisée dans les chefferies traditionnelles, la paix et la promotion de la culture. « On ne célèbre la paix que lorsqu’on est dans la joie. C’est l’occasion de manifester cette joie à travers les danses traditionnelles, de redécouvrir l’art culinaire de nos différents peuples, et aussi de montrer aux autorités politico-administratives que la chefferie traditionnelle est un maillon important dans la gestion des communautés », a-t-il ajouté.
Pour majesté Atchiba : « les aires culturelles Koura, Kotokoli et Anii sont très solidaires et soudées. Elles travaillent quotidiennement pour la paix, le bien-être et la sécurité entre ses fils et filles ». Il a réitéré l’engagement des têtes couronnées de ces aires à accompagner les chefs d’Etat dans la gestion des différentes crises qui secouent les deux pays ces derniers temps, notamment l’extrémisme violent et le terrorisme.
Des démonstrations de danses folkloriques et pratiques traditionnelles des différentes délégations venues des deux pays et de la diaspora ont réhaussé l’éclat de ces assises.
ATOP/JK/MEK






