
Tchamba, 11 oct. (ATOP) – Un atelier sur la prévention et la lutte contre la corruption et les infractions assimilées, a réuni les élus locaux et cadres municipaux des communes de la préfecture de Tchamba, le mercredi 11 octobre dans la commune 1.
La rencontre est initiée par la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) dans le cadre d’une campagne nationale de renforcement des capacités des élus et cadres municipaux sur le fléau. Elle est financée par le projet Bonne gouvernance financière de la GIZ. Le but est d’outiller les participants sur la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des affaires publiques et locales. Il s’agit de les amener à faire barrière à la corruption sous toutes ses formes dans les services publics, pour permettre un développement socioéconomique de leurs différentes localités. Il est question en outre de leur montrer les bonnes pratiques pour éradiquer le phénomène. La finalité est aussi de parvenir à une société dans laquelle tous les citoyens peuvent bénéficier des mêmes services sans favoritisme.
L’atelier est marqué par la présentation de quatre communications. Les deux premières sont faites par le vice-rapporteur Kudjoh Ayayi Apélété, et le conseiller à la coopération de la HAPLUCIA, Botcho Pawélé. Elles ont porté sur « La HPALUCIA : son mandat, son organisation et ses missions » et « La corruption : causes, manifestations et conséquences ». Les deux dernières communications sont axées sur « Les rôles et responsabilités des élus locaux en matière de prévention et de lutte contre la corruption ; et la répression des actes de corruption et d’infractions assimilées. Elles ont été développées par le directeur des études et de la planification Djato Souleymana, et le président de l’institution Aba Kimélabalou.
Qu’est-ce que la corruption ?
Selon le président de la HAPLUCIA, la corruption c’est l’utilisation abusive par l’agent de l’Etat, de ses fonctions à des fins personnelles. Il a indiqué qu’il existe deux sortes de corruption à savoir la corruption active, et celle passive. « La première, c’est le fait pour une personne de proposer à un agent de l’Etat des dons, des promesses, des offres ou des avantages quelconques en vue d’obtenir de ce dernier un acte de sa fonction, ou l’abstention d’accomplir cet acte. La corruption active consiste pour tout agent de l’Etat, de solliciter, ou d’accepter des dons, offres, promesses et avantages en vue d’accomplir ou de s’abstenir d’accomplir un acte de sa fonction », a-t-il expliqué.
Qu’appelle-t-on infractions assimilées ?
En dehors de la corruption, ajoute, M. Aba, il y’a les infractions assimilées. Elles s’apparentent à la corruption, mais elles ont des spécificités : « c’est le cas de la prise illégale d’un terrain, de l’enrichissement illicite, et de blanchiment de capitaux entre autres », a-t-il souligné.
Le préfet de Tchamba, Issaka Laguebande, et le maire de la commune Tchamba 1, Katafara Ousman, ont exprimé leur gratitude aux hautes autorités du pays pour le combat qu’elles mènent contre le phénomène à travers la HAPLUCIA. A en croire le préfet, la décentralisation a donné des pouvoirs étendus aux responsables de nos communes, et à la lumière de ces pouvoirs il faut outiller les élus locaux pour une gestion efficace et transparente de leurs collectivités territoriales.
ATOP/JK/MEK






