Tchamba, 29 avr. (ATOP) – Une rencontre sur la cohabitation pacifique entre peulhs et autochtones de la préfecture de Tchamba a réuni les leaders desdites communautés, le jeudi 29 avril à Kouloumi, dans la commune de Tchamba 2.
Initiée par le préfet de Tchamba, Issaka Laguebande, cette rencontre vient conclure une tournée de sensibilisation qu’il a entreprise depuis le 19 avril dans les localités qui ont connu tout récemment des échauffourées, occasionnant des dégâts matériels, des pertes en vies humaines et des déplacés. Il s’est agi pour le préfet d’amener les protagonistes à trouver un terrain d’entente afin que la vie reprenne son court normal dans ces milieux.
Durant les assises, les responsables des forces de l’ordre ont briefé les participants sur les évènements qui se sont produits et les conséquences engendrées. Ensuite le préfet et quelques membres de sa délégation ont entretenu l’assistance sur les valeurs de paix et de sécurité prônées par le chef de l’Etat. Ils ont invité les transhumants et autochtones à toujours faire recours aux forces de l’ordre pour régler leurs différends au lieu de se faire justice. Les chefs traditionnels ont été appelés à sensibiliser leur jeunesse pour éviter à l’avenir des drames de ce genre. Suite aux échanges, quelques peulhs déplacés ont exprimé le désir de rejoindre leurs campements afin de poursuivre leurs activités tout en respectant les consignes qui leurs sont données.
Le préfet de Tchamba a promis prendre les dispositions idoines pour un retour pacifique des peulhs qui le souhaitent. Il a annoncé l’organisation d’une autre tournée de sensibilisation dans les localités identifiées comme à risque afin de prévenir le mal.
Le premier fait remonte au mois de février où une ménagère de 30 ans a été violée puis tuée par un peulh et ses camarades à N’Kognon dans la commune de Tchamba 2. Prise de colère la population a réagi en attaquant les campements peulhs du milieu avec pour résultat, une centaine de bœufs tués, des habitations détruites et plus de 300 déplacés. En mars dernier, dans le village de Ntchrou (commune 1), la découverte du corps sans vie d’une octogénaire dans sa plantation d’anacarde, tuée à coup de machette, a provoqué la même réaction de la population à l’endroit des peulhs.
ATOP/JK/TJ






